Violence

La violence sert à désigner tout comportement faisant emploi de la force pour contraindre.


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Violence - Sociologie de la déviance

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Définitions :

  • Impétuosité, force non contenue; malais ambonais Force dont on use contre le droit commun, contre les lois, contre la liberté publique (source : fr.wiktionary)
  • «La violence apparaît, se manifeste, dés qu'il ya rupture d'un procès. Elle est ce qui permet la rupture, que ce soit dans le milieu... (source : pagesperso-orange)
  • Agression ou contrainte physiquement imposée à autrui par la force, et sans son consentement. Elle porte par conséquent atteinte à l'intégrité... (source : diplomarc)

La violence sert à désigner tout comportement faisant emploi de la force pour contraindre.

La violence peut être légitimée en cas de légitime défense, en cas de résistance à l'oppression, droit de l'homme, ou quand la loi la permet, surtout pour exécuter les décisions de justice, assurer l'ordre public ou en cas de guerre.

Étymologie

Le mot français violence vient du mot latin «vis» qui sert à désigner en premier lieu la force sans égard à la légitimité de son usage. [1]

Typologie

La violence peut être :

Légitimation et points de vue éthiques

L'usage de la force peut être légitimé. Historiquement il l'a fréquemment été. La légitime défense est invoquée, lorsque une victime de violences se défend par la force, quand un groupe humain (ethnique, social ou religieux) est nommé à défendre ses droits ou ses convictions au nom d'une idéologie ou d'une foi, ou encore lorsque une armée en guerre provoque des morts violentes sous la responsabilité d'un État, dans le cadre des traités internationaux de guerre.

L'usage de la force peut ne pas être légitimé : on parle alors de "violence gratuite", qui est un acte motivé par des causes psychiques internes au belligérant. Ces causes psychiques internes sont juridiquement recevables pour une éventuelle grâce; auquel cas un traitement psychiatrique du violent devient indispensable. Non légitimée toujours lorsque l'acteur de la violence agit sciemment avec préméditation pour commettre un délit : vol, kidnapping; auquel cas un traitement juridique et social du violent devient indispensable.

Les motivations de la violence sont l'objet de vifs débats dans les champs scientifique, juridique, philosophique et politique. Dans l'approche largement de praticiens de la psychologie, de l'aide sociale ou du droit (côté défense), la majorité des personnes adoptant des comportements de prédation et/ou de violence relèvent de la sociopathie ou d'une problématique sociale et/ou économique. D'autres approches, surtout en éthologie appliquée à l'espèce humaine, et certains chercheurs (dont Konrad Lorenz, mais aussi énormément de behavioristes) estiment que les personnes adoptant des comportements de prédation et/ou de violence ne le font pas nécessairement par manque de ressources, d'éducation, d'émotion ou d'empathie (les séducteurs et les manipulateurs n'en manquent fréquemment pas, soulignent-ils) mais par choix narcissique, en vertu du principe du plus grand plaisir et/ou de la plus grande facilité/rentabilité. Les points de vue les plus extrêmes (qui ressurgissent régulièrement malgré la réprobation de la communauté scientifique) vont jusqu'à affirmer que ces comportements seraient génétiquement inscrits et héréditaires. D'autres spécialistes de l'éthologie humaine, tels Boris Cyrulnik et les cognitivistes, nuancent ces points de vue et récusent tout héritage génétique de la violence.

Une partie des prescriptions religieuses visent à maintenir la paix interne, la cohésion dans la communauté, en prévenant ou en ritualisant sa violence. Les prêtres entrent en scène quand la violence ou le désordre menacent, soit sur le plan interne (discorde civile) soit sur le plan externe (agression ou menace extérieure). Pour apaiser le «courroux de la divinité», la réponse sera la mise en œuvre d'une violence rituelle : le sacrifice, humain ou animal, ou le recours à la guerre extérieure. Dans les deux cas, le recours à la violence est perçu comme défensif, comme un moyen de se protéger d'une autre violence pouvant détruire la communauté. René Girard a montré que l'évolution culturelle conduisant vers les religions monothéistes à vocation universelle, s'est accompagnée d'une évolution des rites sacrificiels du concret vers l'abstrait, qui deviennent de plus en plus symboliques, sans disparaître. Le christianisme, dans certains de ses textes originels, n'abolit pas le sacrifice, mais il préconise le «sacrifice de soi» comme alternative au sacrifice de l'autre.

Références

  1. Jean-François Malherbe, Violence et démocratie, Sherbrooke, CGC, 2003.

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

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