Transphobie

La transphobie est à l'aversion envers le transsexualisme et envers les personnes transsexuelles ou transgenre.


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  • La lutte contre la transphobie est au cœur de l'édition 2009 de la Journée.... le mot d'ordre «Respectons la parole des trans, pénalisons la transphobie».... (source : caphi.over-blog)
  • ... La lutte contre la transphobie est un des enjeux des mouvements «trans» en France, quelquefois aux côtés de groupes LGB ayant réussis à ... (source : centregaux)
  • ... l'occasion de parler de la discrimination dont les personnes trans font l'objet. La transphobie est fréquemment alimentée par les préjugés... (source : chrysalidelyon.free)
Activiste des Transgenres à une manifestation contre le transphobie à Paris en France, 1er octobre 2005
Manifestation contre le transphobie à Paris en France, 1er octobre 2005
Dr. Camille Cabral, une activiste des Transgenres à une manifestation contre le transphobie à Paris en France, 1er octobre 2005
Des activistes des Transgenres à la Gay Pride à Paris en France, juin 2005

La transphobie est à l'aversion envers le transsexualisme et envers les personnes transsexuelles ou transgenre.

La transphobie peut se manifester sous forme de violences physiques (agressions, viols, ou meurtres), ou par un comportement discriminatoire ou intolérant (discrimination à l'embauche, au logement, ou encore à l'accès aux traitements médicaux).

Violences physiques

En 2000, la Commission contre les crimes de haine par homophobie recensait environ 15 assassinats de transsexuels par mois au Mexique[1].

Des transsexuelles sont arrêtées arbitrairement au Venezuela en 2002, tandis que d'autre part d'autres transsexuels sont assassinés[2].

Amnesty mondial dénonce en 2005 des violences policières exercées sur des transsexuels aux États-Unis d'Amérique[3].

Au Portugal en 2006, une transsexuelle brésilienne fut torturée et violée, puis abandonnée dans un puits, où elle mourut[4]. La non-incrimination de meurtre a génèré plusieurs réactions de la part des organisations homosexuelles, relayées par les médias. [5]

Les violences sont fréquemment liées aux discriminations dont sont victimes les transsexuels : sans emploi ou en situation précaire, visibles, vulnérables, certaines personnes deviennent des cibles faciles pour les actes de violence.

Discriminations

Il est quelquefois complexe pour des transsexuel/les de trouver un emploi quand le sexe donné par leurs papiers d'identité ou leur carte de sécurité sociale ne correspond pas à leur apparence[6]. Les personnes en transition peuvent susciter le rejet lors de toutes sortes de démarches. Si des lois contre la discrimination sont passées dans la Communauté européenne, dans plusieurs pays, de tels systèmes législatifs n'existent pas.

Les discriminations sont liées aux préjugés sur les transsexuels, qui subissent surtout l'homophobie par confusion entre transsexualisme et homosexualité. Elles peuvent aussi consister en un refus de prendre en compte l'identité de genre choisie par ces personnes, même au sein des minorités sexuelles ou dans les milieux militants. Des féministes non-mixtes ont ainsi exclu des femmes parce qu'elles étaient de sexe masculin à l'apparition[7]. De même, des transsexuels et des transgenres ont pu subir un rejet de la part d'homosexuels qui ne les considéraient pas comme des hommes ou des femmes à part entière (qu'ils soient MtF ou FtM).

Transphobie psychiatrique

Dans leur appréhension du transsexualisme, certains psychiatres qualifient le transsexualisme au mieux de syndrome (tel qu'enoncé par le sexologue Harry Benjamin) ou encore de psychose[8], une généralisation fréquemment vue comme insultante et pathologisante[9].

Dans les années 1980, certains psychanalystes assimilaient l'opération de changement de sexe à une simple castration et allaient jusqu'à parler d'"eunuques". Ils en concluaient que les transsexuels étaient des "monstres" après leur opération, et qu'ils devaient être psychotiques pour la désirer.

Des transsexuels peuvent aussi se voir refuser un traitement hormonal quand leur demande ne correspond pas à la vision que leur médecin a du transsexualisme[10].

Nombre de transsexuel (le) s contestent le protocole officiel, créé par les Dr Cordier, Chiland et Gallarda. Selon eux, les équipes officielles sont transphobes. Plusieurs transsexuel (le) s réclament la dépsychiatrisation du transsexualisme[11].

Bibliographie

Références

  1. ILGA
  2. OMCT
  3. ASB
  4. TGEu
  5. BBC Brazil
  6. Vacarme
  7. Au Festival de musique féminine du Michigan, dans les années 1990Étude d'Aaron Devor, ou dans un bar lesbien de Paris en 1999
  8. Article de Pierre-Henri Castel
  9. Trans-aide
  10. Dictionnaire de l'homophobie, PUF, 2003, article «Transphobie», p. 408
  11. "Dépsychiatrisation des Trans, dossier d'Act Up Paris.

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