Théorie de l'échelle

La théorie de l'échelle est un concept pseudo-scientifique issu de la psychologie naïve, conçu pour expliquer la manière dont les hommes et les femmes évaluent les personnes du sexe opposé sur la base de la première impression.



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  • auteurs - Dernier message : 9 déc 2008 "La Théorie de l'Échelle est une théorie sur l'interaction entre hommes et femmes adultes. Il se fonde sur des années et des années de tests... (source : forum.doctissimo)
  • ... La théorie de l'échelle est le résultat de longues années d'études... comme modèle explicatif de la dynamique de l'attraction homme - femme.... (source : cyberlove.over-blog)
  • ... "contradiction" dans la Théorie de l'Échelle est que celle-ci a pour postulat que les femmes désirent tout autant des hommes riches que des outlaw bikers, ... (source : petitjohn67.skyrock)

La théorie de l'échelle (notée TE pour la suite) est un concept pseudo-scientifique issu de la psychologie naïve, conçu pour expliquer la manière dont les hommes et les femmes évaluent les personnes du sexe opposé sur la base de la première impression. Dans le modèle de la TE, cette évaluation est le plus souvent prise rapidement et est fréquemment définitive. Cela sert à déterminer le potentiel des personnes rencontrés comme futur partenaire sexuel. La TE a commencé comme une satire, mais s'est ensuite développée comme une théorie à part entière, et ayant comme vocation de servir de modèle explicatif de la dynamique de l'attraction homme-femme. Il convient de noter que, si la TE a de nombreux partisans et prétend se fonder sur "des décennies de recherches sociologiques, " la théorie n'est jamais parue dans aucun journal de référence ou forum scientifique et ses partisans ne citent aucunes études ou données qui permettraient d'appuyer leurs conclusions.

Amants et amitiés

La TE tente d'expliquer les différences dans la façon dont les hommes et femmes hétérosexuels évaluent de potentiels partenaires sexuels du sexe opposé et des amis. Elle est fondée sur la tendance des hommes à être plus à l'aise avec l'idée que leurs relations d'amitiés puissent devenir des amantes que l'inverse. La TE prétend néenmoins que, dans la pratique, une amitié platonique entre un homme et une femme diminue plutôt qu'augmente la probabilité que des rapports sexuels puissent exister, du fait de la plus grande tendance des femmes à maintenir une forte séparation entre les relations d'amitié et les rapports sexuels. En conséquence, le processus d'origine où est réfléchie la façon dont une relation spécifique doit être classée est reconnue comme essentiel à comprendre. Ce processus de classement est décrit comme une "échelle".

La TE fait valoir que les femmes hétérosexuelles classent les hommes soit en "possibles partenaires sexuels" (quelquefois nommée l'échelle "Potentiel") ou "connaissances non sexuelles" (quelquefois nommée l'échelle "Jamais"). Chacune de ces classifications a une hiérarchie entre les membres en son sein, selon la vision du potentiel sexuel ou de l'intérêt de leur amitié. La séparation entre ces deux échelles est dérivée d'une tendance des femmes à affecter des critères bien différents à chacune de celles-ci : les qualités reconnues comme souhaitables chez un ami apparaissent fréquemment particulièrement différentes de celles reconnues comme attrayantes pour un partenaire sexuel. La TE suppose aussi une tendance des femmes à en déduire que la présence ou la force d'un ensemble de qualités est identique à l'absence ou la faiblesse de l'autre - pour la majeure partie par conséquent, ceci veut dire qu'un homme classé à tel rang sur une échelle aura un rang inversement proportionnelle sur l'échelle opposée - ce qui conduit à les maintenir alors rigoureusement dans cette catégorisation, une fois affecté. Les hommes qui prennent conscience qu'ils ont été positionnés, contre leur propre prédilection, sur l'échelle "Jamais" par une femme courent un risque, selon la TE, en essayant d'obtenir eux-mêmes un reclassement. Cet acte est perçu comme une agression émotionnelle non désirée, et peut ainsi provoquer une réaction d'hostilité ou de retrait de la part des femmes.

A l'inverse, la TE fait valoir que les hommes ont tendance à évaluer leurs connaissances féminines sur une seule échelle, qui regrouperait à la fois la probabilité d'obtenir des rapports sexuelles et celle d'entrer dans une relation d'amitié : le tout regroupé dans une évaluation générale de l'intérêt de telle relation avec telle personne (mais cet intérêt général reposerait en bonne partie sur l'attirance sexuelle envers cette personne). Les femmes positionnées en haut de l'échelle pour les hommes représenteraient alors un parfait absolu de l'intérêt à fréquenter cet individu, car présentant le plus fréquemment une combinaison d'une attirance sexuelle extrême et d'autres qualités personnelles diverses, selon les critères de l'homme en question. Ces qualités peuvent être des attentes sociales, des considérations pragmatiques ou des idéaux non sexuels, selon l'individu et de son contexte. Seul le très bas de l'échelle des hommes, dans la TE, est réservé aux femmes avec lesquelles l'homme a résolument exclu qu'il y ait des rapports sexuels avec ces dernières.

Les "gentils garçons" et les "putains intellectuelles"

Les différences entre le dispositif de classement à une échelle de l'homme et celui à deux échelles de la femme, dans la TE, amènent fréquemment à l'incompréhension mutuelle, l'exemple le plus flagrant étant ce qui est dénommé par la TE l'approche du "gentil garçon" (nice guy en anglais). Dans ce modèle, un homme tente d'accroître son attractivité auprès d'une femme en présentant des qualités, qu'elle a elle-même indiquées comme désirables (de façon stéréotypée, ces qualités sont habituellement celles attribuées aux relations d'amitié telles que la patience, la bonté, la serviabilité et le réconfort). Pour les hommes, il s'agit tout simplement d'augmenter son rang de classement sur une seule échelle, tandis que pour les femmes, cependant, un tel comportement permet uniquement d'augmenter le rang de classement de l'homme sur l'échelle "amitié" tout en diminuant simultanément son rang sur l'échelle "partenaire sexuel", à cause de la disparité des critères constituant chacune de ces deux échelles.

Une application toujours plus évidente de la TE pourrait être représentée par la nouvelle rédigée par Woody Allen intitulée "The whore of Mensa" (La putain de Mensa)  : la TE suggère qu'un homme qui tente de se rendre attractif auprès d'une femme par le biais de l'attrait intellectuel ou par l'amusement de celle-ci court le risque de devenir lui-même, plutôt qu'un partenaire sexuel, ce que Allen nomme de façon satirique une "putain intellectuelle" - une personne recherchée seulement pour son intelligence, mais sans intérêt de la part de la femme pour les autres dimensions. La TE affirme qu'il y a moins de stigmatisation attachée à une femme qui cherche à créer de multiples amitiés platoniques avec d'autres hommes en dehors de la relation sexuelle qu'elle entretient avec un seul homme que l'inverse : ceci étant accepté grâce à la présence de deux échelles bien différentes. Cela entraîne conséquemment un certain degré d'hypocrisie -- -- Les femmes ont toute latitude pour maintenir de multiples relations dans l'objectif de satisfaire tous leurs besoins sociaux, tandis que les hommes sont censés trouver satisfaction pour la totalité de leurs besoins sociaux dans une unique relation.

La première affirmation dans la mécaniques des liens sociaux issue de la Théorie de l'Échelle est que jouer le "gentil garçon" en tentant de faire la cour auprès d'une femme est en fait une tactique moins productive que ce qu'on pourrait supposer. Celle-ci est même carrément contre productive, puisque que les femmes considèrent alors ce comportement comme témoin d'un manque de confiance en soi ou de caractère, plutôt que de la serviabilité ou de la bonté. La TE fait valoir que la tactique la plus efficace est de se classer dès le début au plus haut envisageable de l'échelle "Potentiel", et uniquement ensuite de s'établir en haut du classement de l'échelle "amitié" (ou dénommée échelle "Jamais"), plutôt que l'inverse.

Les critiques

La TE peut en définitive être utile pour valoriser certaines mauvaises habitudes qui se produisent dans la mécanique des rapports sociaux, mais elle vaut plus comme modèle à éviter pour soi-même que comme technique à mettre en place chez les autres.

Références

Liens externes

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