Sexualité humaine
La sexualité humaine représente un champ de recherches comportementales, sociales, culturelles et civilisationnelles plus ou moins lié à la satisfaction des plaisirs sexuels.
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La sexualité humaine représente un champ de recherches comportementales, sociales, culturelles et civilisationnelles plus ou moins lié à la satisfaction des plaisirs sexuels. Née de l'analyse physiologique et psychologique des troubles sexuels, la sexologie est reconnue comme la science de la sexualité chez l'être humain, dans ses composantes médicales et sociologiques (y compris et en particulier celles de la neurobiologie, de la psychiatrie et de la psychanalyse).
Au sens le plus large, la sexualité peut aussi se définir comme une «pratique sociale» génèrant des comportements sexuels dans lesquels s'inscrivent, pour un individu donné, des orientations sexuelles et , à l'échelle de la société, des normes sociales structurées autour de contraintes historiques ou religieuses, médicales ou légales. Les notions psychanalytiques de perversions et la loi fixent les limites jugées socialement acceptables des orientations ou comportements (harcèlement, Abus sexuel sur mineur, viol).
Cette multiplicité de facteurs fait de la sexualité humaine un domaine où s'expriment des enjeux médicaux (santé, prévention), sociaux, philosophiques (plaisir) ou politiques (militantisme, législation).
Les comportements sexuels ne se limitent pas au rapport sexuel et sont particulièrement diversifiés. Ils peuvent se réaliser seul, à deux, ou en «groupe» et n'impliquent pas obligatoirement un coït. Les religions fixent le plus fréquemment les normes de ce comportement (comme l'obligation d'une finalité de reproduction dans la doctrine catholique), suivant une structure qu'on peut déconstruire par une analyse historique (cf. Alain Corbin) ou philosophique (cf. Michel Onfray) ou encore neurobiologique (cf. Comportement érotique Serge Wunsch).
Sur un plan physiologique, si on considère le comportement sexuel comme un moyen exclusivement conçu pour parvenir à l'excitation sexuelle puis à l'orgasme ; on considère généralement comme troubles du comportement :
- la frigidité, le vaginisme, chez la femme
- l'impuissance, l'éjaculation précoce, l'anéjaculation chez l‘homme.
Troubles psychiatriques
Quoiqu'indissociable du corps, on peut aussi distinguer d'autres limites sur le plan psychologique ou social localisé dans un vif débat militant sur les principes normatifs ; ces troubles sont reconnus comme des «perversions», des paraphilies soit des «infections psychiatriques» dites «de longue durée»,
Les pratiques sexuelles peuvent causer nombres de maladies transmissibles via des rapports sexuels (MST) . Des méthodes de protections sont disponibles pour diminuer les risques (préservatifs, condom).
Contrôle des naissances
Il existe aussi des méthodes de contrôle des naissances, en lien avec les pratiques sexuelles et la prévention médicale (contraception). Le planning familial sert à désigner ainsi les moyens permettant aux familles de contrôler les naissances.
Orientations et genres sexuels
L'orientation sexuelle décrit une attirance sexuelle «dominante», essentiellement selon le sexe des partenaires. La plus souvent avouée est l'
Orientations dites «déviantes»
Les autres attirances sexuelles que les quatre citées ci-dessus, qui peuvent quelquefois être qualifiées d'«orientation» quand elles sont majoritaires chez une personne, sont le plus fréquemment jugées comme étant en dehors des normes acceptés. Elles sont alors classées dans les paraphilies (voir OMS). Notons que ces «perversions» sont jugées déviantes ou non, selon le lieu et l'époque : suivant les législations, leur mise en application peut être reconnue comme délictueuse ou criminelle. Les lois et les normes sociales entourant l'orientation et l'attirance sexuelles tendent à fluctuer selon les cultures.
Peinture Renaissance de Hans Baldung.
Le genre sexuel décrit la prédilection d'un individu assez à une identités sociales se rapportant au sexe. Dérivant des gender studies, le «genre social» est une identité construite par un individu dans son environnement, qu'on considère généralement non pas comme des données «naturelles» (organe sexuel), mais comme le résultat de mécanismes extrêmement forts de construction et de reproduction sociale, se reliant aux rôles attribués aux personnes selon leur sexe, c'est-à-dire la «masculinité» ou la «féminité».
La question du transsexualisme
Reconnu par l'OMS comme une paraphilie, le transsexualisme n'est néenmoins pas une orientation sexuelle mais une identification sociale de genre (cf. le néologisme transgenre). Dans les faits, un transsexuel peut particulièrement bien être hétérosexuel, homosexuel, bisexuel, ou encore asexuel - le transsexualisme n'ayant aucune incidence sur la sexualité d'un être humain.
Sujets à des variations suivant les pays, la nature et l'importance des religions, les Etats peuvent considérer des pratiques sexuelles comme condamnables par la loi :
- Le viol, défini comme une agression sexuelle impliquant pénétration, est presque toujours sévèrement puni, y compris au sein d'un couple marié (viol conjugal).
- la sodomie, la fellation et/ou le cunnilingus sont des pratiques sexuelles quelquefois dénoncés comme des «pratiques déviantes» et réprimés pénalement.
- La fornication, rapport sexuel entre un homme et une femme non mariés peut être réprimée pénalement dans certains États, avec cependant la même inapplicabilité pratique (sauf malchance) que pour le point précédent…
- L'adultère, rapport sexuel entre une personne mariée et une autre personne qui n'est pas son époux. C'est le plus souvent un motif de divorce aux torts de celui qui le commet.
L'agression sexuelle en France
En droit français, les relations sexuelles entre «adultes consentants» ne sont pas punies pénalement, quelle que soit leur nature, et tant qu'il n'y a pas d'atteinte à l'intégrité physique.
- Le viol est un crime jugé par la Cour d'assises qui se définit par une pénétration sexuelle forcé. Il existe des circonstances aggravantes s'il y a rapport d'autorité, menace, séquelles, vulnérabilité (enfants) ou conjugalité (loi du 4 avril 2006).
- L'abus sexuel sur mineur est reconnu soit comme un délit (atteinte sexuelle sur mineur), soit comme un crime s'il y a viol.
- L'exhibition sexuelle est un délit.
- L'adultère n'est plus une infraction pénale depuis 1975 mais reste un motif de divorce, l'article 212 du Code civil français disposant que «les époux se doivent mutuellement fidélité».
- (en) Anders Agmo Elsevier 2007
- Nathalie Bajos et Michel Bozon (sous la direction de ), Enquête sur la sexualité en France. Pratiques, genre et santé, Éditions La découverte, 2008. (ISBN 9-782707-154293) (enquête dite CSF-2006, voir dossier de presse)
- Sylvie Chaperon, Les Origines de la sexologie, 1850-1900, Audibert, 2007.
- Alain Corbin, , L'harmonie des plaisirs. Les manières de jouir du siècle des Lumières à l'avènement de la sexologie, Perrin, 2007.
- Michel Foucault,
- La volonté de savoir. Histoire de la sexualité, I (1976)
- L'usage des plaisirs. Histoire de la sexualité, II (1984)
- Le souci de soi. Histoire de la sexualité, III (1984)
- Michel Onfray, Le souci des plaisirs, construction d'une érotique solaire, Éditions Flammarion, 2008. (ISBN 9-782081-216327)
- (fr) Serge Wunsch Thèse de doctorat sur le comportement sexuel Paris Sorbonne 2007
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