Rapport sexuel / Rapports sexuels

Le rapport sexuel comme relation humaine implique de facto plus d'un individu dans un comportement dit sexuel aboutissant ou non sur une pénétration.


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Le rapport sexuel comme relation humaine implique de facto plus d'un individu dans un comportement dit sexuel aboutissant ou non sur une pénétration (les partenaires pouvant être de sexes semblables ou opposés). Exclue par cette définition, la masturbation demeure un acte sexuel identique pouvant provoquer les mêmes réponses physiologiques - si elle n'est pas pratiquée seule, la masturbation peut par conséquent aussi être reconnue comme un rapport sexuel - élément important de la définition surtout vis-à-vis des femmes homo-bi-sexuelles.

Il est envisageable de distinguer trois sous-unités dans un rapport sexuel : les préliminaires associés à l'excitation, l'acte sexuel lui-même (voir coït) et l'orgasme. Le terme Coït, quoique définissant stricto sensu l'acte de reproduction sexuée chez les animaux (incluant la reproduction humaine) tend à devenir un synonyme du rapport sexuel, tout en désignant plus strictement les moments où il y a pénétration (soit en excluant toutes formes de préliminaires)  : on distingue alors le coït vaginal et le coït anal. Les termes «copulation» et «fornication» ont aussi des sens proches mais connotés, ou alors péjoratif.

Lithographie d'Otto Mueller, 1919, format 22 x 17 cm

Les préliminaires
Article détaillé : Préliminaires.

Pour provoquer l'excitation sexuelle chez l'un et/ou l'autre des partenaires, le coït est le plus souvent précédé de préliminaires, avec baisers, caresses sur le thorax, le ventre, les cuisses, les fesses et autres parties du corps. Évidemment, la stimulation peut être directement exercée sur les organes génitaux du ou de la partenaire mais ceci forme la frontière même distinguant les préliminaires du rapport sexuel lui-même. Enfin, certains gestes (en dehors des caresses et attouchements), paroles ou regards construisent aussi cette première phase et provoquent un effet d'excitation non négligeable assez aux stimuli physiques. De nombreux autres facteurs environnementaux peuvent renforcer cette première phase (odeurs, musique, vidéo, ... ).

Le constat d'excitation du partenaire est aussi un facteur particulièrement fort dans l'excitation de l'autre partenaire... Elle se remarque chez l'homme par l'érection du pénis avec quelquefois écoulement de liquide pré-éjaculatoire et chez la femme par le gonflement du clitoris et des petites lèvres, ainsi qu'à la détente ainsi qu'à la lubrification du vagin avec la production de cyprine.

Il est assez courant de considérer que la femme apprécie les longs préliminaires, par opposition à l'homme qui serait moins sensible à ces premières approches - cette opposition de genres reste particulièrement contestable en reprenant l'idée structurelle et civilisationnelle de l'homme d'action et de la femme sensible...

Le coït vaginal

Vue en coupe schématique d'un coït vaginal (Léonard de Vinci)

Au sens strict, le coït vaginal consiste en la pénétration de pénis de l'homme (en érection) dans le vagin de la femme ; ou, pour inverser les rapports de domination, l'accueil par la femme dans son vagin, du pénis de son partenaire.

Le coït en lui-même se définit par des mouvements d'aller-et-retour du pénis dans le vagin qui stimulent réciproquement le pénis de l'homme et le vagin, les petites lèvres et le clitoris de la femme. Outre cette stimulation physique, le prolongement des actes de types préliminaires (cf. infra) ouvre sur un plaisir qui dépendra aussi de nombreux autres facteurs environnementaux. Si on peut souligner quelquefois l'idée d'habileté des partenaires - ce facteur n'est pas plus déterminant que certaines conditions psychologiques.

  • Relations douloureuses

La pénétration peut être pénible et douloureuse pour les deux partenaires si le vagin est trop serré ou insuffisamment lubrifié. Le vagin et la vulve se lubrifient naturellement chez la femme pubère et non ménopausée quand elle est excitée, mais cette lubrification peut être insuffisante. Chez la femme vierge, la pénétration est fréquemment inconfortable, ou alors douloureuse, à cause de l'appréhension de l'acte et du déchirement de l'hymen. Chez la femme ménopausée, le vagin peut être atrophié et sec (ce phénomène est combattu par le traitement hormonal). En cas de lubrification insuffisante ou d'étroitesse excessive, on peut utiliser des lubrifiants intimes artificiels, surtout des gels à base d'eau.

  • Positions du coït vaginal
Article détaillé : position sexuelle.

Le coït peut se pratiquer dans diverses positions ; le choix de la position dépend des anatomies, des goûts, des circonstances et des fantaisies des partenaires. La plus admise étant la position du missionnaire : la femme est allongée sur le dos et l'homme s'allonge entre ses cuisses écartées.

Autres types de rapports

Il existe de très nombreuses possibilités de rapports sexuels, la frontière peut être sujette à d'innombrables débats. Au sens strict, le rapport sexuel doit tout de même faire intervenir les organes sexuels d'au moins un des partenaire. Le nombre de partenaires n'étant a priori pas limité, on peut aussi signaler l'existence du coït multiple et simultané (voir sexualité de groupe). Plus simplement à deux, les types de rapport peuvent être cumulés ou combinés : l'agencement le plus connu est la position 69, combinant une fellation et un cunnilingus (Homme/femme), deux fellations (homme/homme) ou deux cunnilingus (femme/femme).

    • Rapports manuels
Article détaillé : masturbation.

Si la masturbation est fréquemment réduite à une pratique solitaire masculine, elle est aussi fréquente pour les femmes et intervient fréquemment dans les rapports sexuels. On peut dans ce cadre définir la masturbation comme le fait de caresser les organes génitaux de son ou sa partenaire (avec la main).

    • Rapports buccaux

Le baiser, la succion et le léchage (soit avec la bouche et/ou la langue) portent des noms différents en fonctions des parties du corps concernées : le cunnilingus pour la vulve, l'anulingus pour l'anus et la fellation pour le pénis.

    • Rapports anaux
Article détaillé : Sodomie.

- la sodomie est , dans le cadre des rapports sexuels, une pénétration par l'anus.

    • Rapports avec jouets
Article détaillé : jouet sexuel.

Outils conçus pour stimuler des parties sensibles du corps (vagin, anus, ... ) plus ou moins accessibles (Point G), les jouets sexuels sont désormais d'un usage courant. Les plus célèbres sont les Boules de geisha et le godemichet ; le gode-ceinture ou harnais godemichet permet ainsi à une femme d'avoir des rapports évoquant particulièrement directement la pénétration masculine.

La notion d'orgasme

Article détaillé : Orgasme.

L'orgasme est le plus souvent reconnu comme le sommet du plaisir marquant la fin du rapport sexuel ; ce fait est sujet à caution car s'il est physiologiquement déterminant chez l'homme avec l'éjaculation, il est moins lisible chez la femme et n'est identifiable que comme sommet dans une montée en puissance qui aura un temps de résolution assez lent.

L'idée d'un orgasme féminin semblable à celui de l'homme est particulièrement ancrée dans les comportements sexuels et s'identifie alors comme des spasmes du vagin, le plus souvent accompagnés par une intense lubrification ; il est spécifiquement remarquable dans le cas assez rare des femmes dites fontaines pour lesquels on parle d'éjaculation féminine (expulsion en jet du liquide secrété par les glandes de Skene).

Dans certaines formes de sexualités, comme par exemple le tantra, l'orgasme peut ne pas être recherché comme ultime but pour prolonger et approfondir culturellement la sensualité et le plaisir. Bien au contraire, l'Église catholique encourage la chasteté entre époux comme acte d'adoration et une théologie du corps enseigne que l'amour est un transfert d'Eros en Agapè quoiqu'il y existe aussi une «théologie de l'orgasme» qui exalte ce plaisir comme étant voulu par Dieu - sous condition de la fin reproductive conditionnée par l'orgasme[1].

Réponses physiologiques

Cette description physiologique à l'avantage de tenter de décrire objectivement les mécanismes de la sexualité - on pourra cependant lui reprocher de fonder un parallèle entre un vocabulaire scientifique tendant vers la fonction biologique de reproduction et des points de vue culturels comme la notion difficilement différenciable de désir ou l'idée d'aboutissement sur l'orgasme (rattachée au genre masculin)  ; en effet, ces phases ne se suivent pas infailliblement et , par exemple, la résolution peut avoir lieu sans orgasme. Si la reproduction joue un rôle, la construction culturelle parait chez l'humain dominer les contraintes biologiques au point d'échapper aux logiques de l'évolution[2].

Les phases (Masters et Johnson)

Article détaillé : Réponse sexuelle humaine.

Le gynécologue William Masters et la psychologue Virginia Johnson ont défini quatre phases de la réponse sexuelle humaine dans un ouvrage célèbre intitulé Les réactions sexuelles (en anglais Human Sexual Response). À ces phases, le docteur Helen Singer Kaplan a ajouté celle du désir.

D'après ces auteurs, les différentes phases sont :

  1. le désir ;
  2. l'excitation ;
  3. le plateau ;
  4. l'orgasme ;
  5. la résolution.

Ces différentes phases, observables autant chez l'homme que chez la femme, se manifestent par des variations physiologiques.

Phase de désir
  • léger gonflement des organes génitaux.

Phase d'excitation

  • chez la femme :
    • lubrification des parois du vagin ;
    • augmentation du volume du clitoris ;
    • érection des mamelons ;
    • augmentation du volume de la poitrine ;
  • chez l'homme :

Phase du plateau

  • chez la femme :
    • gonflement des seins et des mamelons ;
    • augmentation de la respiration, du rythme cardiaque et de la pression sanguine ;
    • disparition du gland du clitoris sous son capuchon (il se rétracte)  ;
    • gonflement et augmentation du volume des petites lèvres ;
  • chez l'homme :
    • augmentation de la circonférence du pénis ;
    • élargissement des testicules et poursuite de leur élévation tout près du muscle périnée.
On observera aussi chez de nombreux hommes et de nombreuses femmes :
  • une vasodilatation se traduisant par une rougeur du visage, un triangle rouge sur la poitrine, etc., avec l'ensemble des variations individuelles ;
  • un rétrécissement du champ visuel et un rétrécissement du champ auditif ;
  • un accroissement de la transpiration.

L'orgasme

  • des contractions répétées au niveau du vagin ou du pénis l'ensemble des 0, 8 secondes. «Après les quatre à six premières, celles-ci diminueront en force et en fréquence».

L'orgasme chez certaines personnes s'accompagne de manifestations sonores plus ou moins intenses et plus ou moins discrètes (cris, soupirs, gémissements, etc. )

Phase de résolution

  • Les organes génitaux reprennent leur apparence d'origine progressivement.

Normes et limites des rapports

Si le XIXe siècle met en place les normes des «bonnes mœurs», ce tableau de 1873 figurant des nymphes assaillant un faune de William Bouguereau inverse de manière narquoise la distribution alors admise des rôles[3]...


Flou de la définition

Le rapport sexuel tel qu'il apparait dans un premier ordre de réflexion est le "coït vaginal" pratiqué dans la position du missionnaire... Pourtant, aucune norme n'existe si on analyse la sexualité des différentes civilisations[4], excepté peut-être le tabou de l'inceste. Il n'empêche qu'un cadre normatif majeur s'impose dans cette pratique sociale et fonde quelquefois une clef de lecture civilisationnelle s'imbriquant à plus petite échelle dans chaque état, région, famille, voir chaque individu qui développe ses propres limites (pouvant s'avérer comme pathologique ou déviante).

Ainsi, en dehors du cadre juridique, la définition de «rapport sexuel» peut souffrir d'une certaine imprécision. A titre d'exemple, l'ex-président des États-Unis, Bill Clinton, interrogé au sujet d'éventuelles relations extraconjugales, avait répondu qu'il n'avait pas eu de rapport sexuel avec Monica Lewinsky en arguant du fait que sa définition (personnelle) reposait sur un rapport strictement vaginal. Cette définition est évidemment contestable et réfutable, si on s'en tient strictement aux mots «rapport» et «sexuel» qui impliquent a minima une relation entre individus faisant intervenir le sexe.

Paraphilie

Article détaillé : Paraphilie.

Les paraphilies ne désignent pas des rapports sexuels mais une attirance ; cependant, sans passer à la réalisation physique dans un rapport sexuel, l'individu paraphile peut souffrir de ses attirances du fait d'une réprobation par son environnement social, c'est pourquoi certains spécialistes classent quelques paraphilies parmi les maladies psychiatriques. Dans le cas du passage à l'acte, ces «déviances» peuvent poser des problèmes d'ordres moraux et juridiques. Si, par exemple, la gérontophilie - soit l'attirance sexuelle pour des personnes du troisième âge - est tolérable, celle pour des animaux (autres qu'humains, la zoophilie) sera fréquemment prohibée, tout comme la nécrophilie (pour les cadavres). Le cas le plus délicat et le plus sévèrement puni est la pédophilie, soit l'attirance sexuelle d'une personne juridiquement majeure pour des enfants (n'ayant pas atteint leur majorité sexuelle).

Limites juridiques et culturelles

Certains rapports sexuels sont interdits par la loi et/ou la morale, soit comme tels, soit pour les dommages qu'ils impliquent. L'harcèlement sexuel c'est-à-dire chercher à imposer des relations sexuelles est aussi punissable.

    • Rapports sexuels sans consentement
  • Le viol comme rapport sexuel se faisant par l'agression et considérant la violence exercée sur une personne est puni particulièrement sévèrement par de nombreux États, quelquefois même lorsqu'il a lieu entre époux (en France).
  • Tous les abus sexuels sur des individus vulnérables ou en situation de vulnérabilité sont réprouvés - surtout lorsque c'est un enfant abusé par un adulte (avec ou sans viol)  : on parle d'acte de pédophilie, ce qui forme en France un abus sexuel sur mineur.
    • Rapports sexuels moralement réprouvés
  • Les rapports sexuels avec un membre de la famille semblent être universellement réprouvés - cette Prohibition de l'inceste forme un point-clef de la sexualité humaine quelquefois reconnu comme la structure d'origine de la Société[5].
    • Rapports sexuels hors mariage

Dans la civilisation occidentale et surtout dans les religions judéo-chrétiennnes, le mariage est un cadre strict qui tend à exiger la fidélité sexuelle dans le couple - les rapports hors-mariage sont alors mis à l'index.

  • Un rapport sexuel entre un homme et une femme non mariés est qualifié de fornication. La fornication est réprimée pénalement dans certains États, avec cependant une certaine inapplicabilité pratique (sauf malchance) …
  • Un rapport sexuel entre une personne mariée et une autre personne qui n'est pas son époux est appelé adultère. L'adultère est réprimé pénalement dans certains États, et est le plus souvent un motif de divorce aux torts de celui qui le commet.

Bibliographie

Notes et références

  1. Lettre encyclique du Pape Benoît XVI
  2. (fr) Serge Wunsch Thèse de doctorat sur le comportement sexuel Paris Sorbonne 2007
  3. cf. allégorie de William Bouguereau - XIXe siècle) - source analyse du tableau
  4. cf. la rubrique «Sexualité humaine» in Encyclopedia universalis
  5. Claude Lévi-Strauss, Les Structures élémentaires de la Parenté, éd. Mouton, pp. 28-29

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