Prostitution masculine

La prostitution masculine est l'offre rémunérée de services d'ordre sexuel par un homme, ou encore prostitué). Le sexe du client mais aussi le comportement sexuel du prostitué à son égard ne correspondent pas obligatoirement à la propre orientation...



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Page(s) en rapport avec ce sujet :

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La prostitution masculine est l'offre rémunérée de services d'ordre sexuel par un homme (gigolo, Hustler (mot anglais passé dans le langage argotique français pour désigner un prostitué), ou encore prostitué). Le sexe du client (e) mais aussi le comportement sexuel du prostitué à son égard ne correspondent pas obligatoirement à la propre orientation sexuelle de ce dernier[1], [2] Contrairement aux travailleuses du sexe, les prostitués ont été moins étudiés par les chercheurs. Les travaux menés à leur égard suggèrent néanmoins que leur comportement dans le cadre de leur travail est principalement différent de celui du sexe opposé et nécessite d'être approfondi[3]

Expressions argotiques

Selon la région du monde, on les sert à désigner par :

N. B. - Nous leur avons emprunté les termes de hustler et de gigolo mais le mot qui semble le plus approprié dans la langue française est «garçon de passe».


Les prostitués, en particulier ceux qui recrutent dans la rue ou bien dans les bars, sont quelquefois nommés des Johns outre atlantique ou tricks. Ceux qui se prostituent par amour sont quelquefois désignés par hustle on the side (hustle en secret)

Prostitution masculine à travers le temps et les différentes cultures

La prostitution masculine existe dans l'ensemble des civilisations avancées[1].

Article détaillé : Prostitution par pays.
Article détaillé : Histoire de la prostitution.
Article détaillé : Prostitution sacrée.

Europe

La pratique de vendre des faveurs sexuelles au sein de lieux saints, toujours nommée prostitution sacrée, est retrouvée dans l'Ancien Testament[1].
Dans la Grèce antique, les prostitué (e) s étaient généralement des esclaves car un grec perdait ses droits civiques en se prostituant[1]. On retrouve des descriptions de lupanars destinés aux hommes autant dans les rédigés concernant la Grèce antique que dans ceux de la Rome antique[1]. La prostitution masculine était alors dévolue aux habitants reconnus comme socialement «inférieurs» (esclaves, gamins).

Pays islamiques

Durant toute la période islamique médiévale (700 avant J. -C. - 1200 après J. -C. ), quoique la fréquentation de prostitué (e) s fut reconnue comme un péché, elle était néanmoins tolérée[7], [8].

Amérique

Si on se réfère aux enregistrements de tribunaux ainsi qu'aux rapports des brigades des mœurs, la prostitution masculine apparaît en Amérique dès la fin des années 1600 avec l'expansion de zones urbaines et la formation de communautés homosexuelles. Vers la fin du XIXe siècle, la prostitution masculine devient plus apparente avec la proliférations de bains, de lupanars comme le Paresis Hall localisé dans le secteur de Bowery à New York et des bars au sein desquels des «fairies» sollicitent des hommes pour avoir des rapports sexuels avec eux et reçoivent une commission pour vendre des boissons[9].

Différentes appellations des prostitués dans l'Antiquité

Lieux de rencontre

Clients et prostitués peuvent se rencontrer de plusieurs manières. Les travailleurs du sexe sont souvent baptisés du nom de l'endroit où ils trouvent leur (s) client (s). Les prostitués qui travaillent sur la voie publique, les bains publics ou les parkings sont nommés des hustlers. Aux États-Unis, les mêmes hommes qui travaillent dans les bars ont le nom de bar hustlers, go-go boys s'ils ne dansent pas sur une scène ou «danseurs exotiques» dans le cas opposé. Ces mêmes termes s'adressent aux stripteaseurs. Aux États-Unis, les prostitués qui font de la publicité par l'intermédiaire de la presse ou par Internet, sont des escort, des «massage/masseurs» ou des «rent boys». Parmi ces derniers, il faut distinguer les escort indépendants et ceux faisant partie d'une agence. Le nombre de prostitués sur la voie publique (husters) a énormément diminué avec le racolage par Internet mais l'obligation pour les sans abri et les nécessiteux d'avoir rapidement de l'argent liquide perpétue la fréquentation de la rue.

La liste suivante des prostitués n'est pas exhaustive.

Internet

Les prostitués ont tendance à se promouvoir par eux-mêmes sur les sites spécialisés ou, à la rigueur, de s'en remettre à une agence. Dans le premier cas, ils s'acquittent d'une redevance mensuelle pour se faire valoir avec photo (s), texte et comment les contacter. Ces redevances sont comprises entre US30 (€22) et US300 (€225) mensuelles. Le client contacte directement le travailleur du sexe qui conserve alors la totalité de ses gains. Dans le cas d'une agence, celle-ci assure la maintenance d'une liste de prostitués sur Internet. Le client contacte l'agence qui se charge de lui envoyer un prostitué pour une date, heure et lieu convenus. Le prostitué reverse un pourcentage (généralement 25 à 33%) de ses gains à l'agence mais garde pour lui la totalité des gratifications qu'il reçoit. La majorité des agences ont, avec le postulant, une entrevue durant laquelle il sera examiné et des portraits réalisés. Au terme de l'entrevue, un dossier sera diffusé sur Internet avec photo et texte contenant le profil du travailleur du sexe mais aussi des détails qu'il aura apporté[10]. Il n'est pas exceptionnel qu'un même individu travaille pour plusieurs agences simultanément pour ne pas avoir de temps mort et s'assurer un maximum de revenus.

Quelquefois, un prostitué occasionnel, tentera de trouver des clients grâce à des messages qu'il laisse sur des chats Internet m4m (male for male). Par ignorance du marché ou par besoin urgent d'argent, il propose ses services à un prix inférieur à celui du marché. Il est aussi récalcitrant pour laisser son portrait sur la Toile et est plus restrictif sur les services offerts (énormément n'embrassent pas et ne pratiquent pas la sodomie). Il emploiera un langage ésotérique comme «à la recherche d'un homme généreux» ou, aux US eeks help (cherche aide en dollars).

Encarts dans la presse

Au contraire de la France, la majorité des grandes villes américaines, hollandaises ou allemandes publient des journaux ou revues hebdomadaires conçues pour la communauté homosexuelle. Les prostitué (e) s proposent volontiers leurs services au recto de ces publications.

Voie publique, bars et clubs

Le prostitué peut racoler sur la voie publique (par exemple Times Square à (New York) avant les années 1990, Santa Monica Boulevard à Los Angeles, Le Mur à Sidney, la porte Dauphine à Paris, Polk Gulch à San Francisco, Taksim Square à Istanbul, Lapangan Banteng Square à Djakarta, etc. ), dans un dépôt d'autobus, un espace vert, un «bar» (comme l'ex-Rounds de New York, Numbers de Los Angeles), un «go-go bar» en Thaïlande ainsi qu'aux Philippines ou un «dancing».

La plupart des grandes villes possèdent des lieux dévolus à la prostitution (masculine ou féminine) où les clients circulent en voiture (Bois de Boulogne à Paris). Le nom de ces emplacements fluctuent avec la ville et sont potentiellement dangereux à la fois pour les prostitué (e) s et les clients potentiels jusqu'à ce que des riverains s'aperçoivent de ce qui se passe et préviennent la police... Des bandes homophobes de prédateurs peuvent molester des prostitué (e) s dans ces zones. En tout état de cause, le danger peut être une partie de l'attrait qu'exercent ces lieux de maraude.

La frontière entre prostitution et autres services sexuels est quelquefois ténue. Par exemple les hommes œuvrant dans les «cluds d'invités»[11] sont payés pour discuter et tenir compagnie à la gente féminine mais sans liaison d'ordre sexuelle.

Bains publics et clubs de sexe

Les hustlers peuvent vouloir travailler dans des bains publics réservés aux hommes nommés sex clubs aux États-Unis. Cependant, la prostitution y étant formellement prohibée, ces prostitués en sont fréquemment exclus.

Lupanars

Un prostitué peut aussi travailler dans un lupanar réservé aux individus de sexe masculin. Ce fait est habituel au Sud-Est asiatique (Thaïlande, Malaisie) mais peut se trouver dans d'autres pays y compris certains pays occidentaux (on nomme ces maisons des «stables» aux États-Unis). Les proxénètes sont assez rares dans la prostitution masculine où la majorité des prostitués travaillent pour leur compte ou bien font partie d'agences[1].

Au mois de novembre 2005, la proxénète Heidi Fleiss qu'elle s'est associée avec l'un certain Jœ Richard propriétaire du lupanar Cherry Patch Ranch localisé à Crystal (Nevada) qui s'assure les services de prostitués pour satisfaire une clientèle féminine, une première au Navada[12]

Tourisme sexuel

Le tourisme sexuel axé sur la prostitution masculine intéresse en particulier une clientèle féminine à l'exception de la Thaïlande. Pour goûter aux joies du tourisme sexuel et consommer quelques drogues illicites dans leur pays (marijuana, ectasie), les femmes n'hésitent pas à se déplacer en direction du Sud de l'Europe (Italie, Grèce, Turquie, Croatie et Espagne), des Caraïbes (Jamaïque, Barbade, Martinique, République dominicaine), du Kenya en Afrique, de Bali en Indonésie et de Phuket en Thaïlande. Le Népal, le Maroc, les îles Fidji, l'Équateur, et le Costa Rica sont moins courus. Les allemandes fréquentent plus volontiers Sosua en République dominicaine, la Grèce et le Maroc. Les Japonaises préfèrent Bali en Indonésie tandis que les Canadiens et les femmes des pays nordiques n'ont pas plutôt. Elles ne recherchent pas tant un compagnon, un guide touristique ou un danseur mais un «amant temporaire». La majorité sont des femmes de la quarantaine à la recherche d'une aventure sexuelle[13].

La prostitution masculine est en pleine expansion en Inde[14] ou il a été recensé des cas de harcèlement par des gigolos[15].

Montant du service

Le prix est déterminé par l'offre et la demande mais aussi par différents facteurs : âge, attrait physique, position sexuelle, race, personnalité, savoir-faire, temps passé auprès du client, capacité à maintenir une érection, charme, soumission à différents fétichismes, réputation du prostitué qui est un facteur déterminant pour la loi de l'offre et de la demande. De plus, un prostitué demandera un prix supérieur, ou, au contraire, inférieur à celui du marché selon ses réservations.

D'après le Journal of Homosexuality, moins de 5% des prostitués en activité appartiendraient au groupe des escorts (voir en tête d'article pour la signification du mot escort). La majorité sont des rentboys, c'est-à-dire des jeunes gens à la recherche d'une source d'argent complémentaire à des revenus plus ou moindres. Dans ce cas, des prix de €75 ou plus par heure travaillée sont exceptionnels.

Les prix des professionnels exerçant à plein temps sont généralement plus élevés que ceux des débutants ou des prostitués occasionnels. Peut-être les premiers connaissent-ils mieux où recruter mais aussi le prix du marché. À titre d'exemple, un homme jeune, physiquement particulièrement attrayant, œuvrant à temps plein dans une grande ville des États-Unis demande, à l'heure actuelle, un tarif horaire de 150 (€110), entre £80 à 120 (€90 à 130) en Grande-Bretagne et sensiblement le même tarif à Paris toujours pour le même temps de travail. Les prix les plus élevés sont pratiqués à Manhattan, Los Angeles, Londres et Paris. Les tarifs des prostitués américains sont , généralement, nettement moins élevés que ceux pratiqués par leurs homologues féminines qui facturent, à Manhattan, 2 000 de l'heure à leurs clients avec un minimum de plusieurs heures.

Risques

Dans toute forme de prostitution, le/la travailleur/travailleuse du sexe et leurs client doivent faire face à un certain nombre de risques :

  • Médicaux : (infection sexuellement transmissible, usage de drogue (s), abus sexuel (s) )  ;
  • Juridiques : (racolage, drogue, âge de consentement)  ;
  • Culturels : rejet de la part des proches et des amis, dénigrements ou violences dans le cas de prostitution homosexuelle, perte de l'emploi
  • Personnels : sentiment autodestruction, d'exploitation, de dévalorisation, de mener une «double vie». Perte de l'affectivité.
  • Agressions physiques ou verbales. Les études montrent que les agressions sur les prostitués sont moins habituelles que celles perpétrées sur leurs homologues féminines. Les prostitués œuvrant sur la voie publique et les jeunes recrues (spécifiquement quand il s'agit d'adolescents) semblent avoir plus de risques d'être physiquement victimes de leurs clients[1].

Les adolescents et les fugueurs s'engageant dans la profession semblent surtout à risque.

Pour le client (désigné sous le nom de «john» dans les pays anglo-saxons)  : risque de vol, de chantage ou d'agression physique[1]. En réalité, ce risque semble surévalué. Cette surévaluation est spécifiquement vraie quand le client s'adresse à une agence connue et/ou que le prostitué a été bien noté par des clients antérieurs.

Le fait, pour un prostitué, de dérober de l'argent à son client ou de lui prendre de l'argent sans contrepartie, est quelquefois désigné aux États-Unis et en grande Bretagne par la locution rolling à john; par «rouler le client» en France.

Jurisprudence

Les lupanars, quel que soit la composition de l'équipe y œuvrant (hommes ou femmes), sont légaux dans un certain nombre de pays (par exemple l'Australie où seul l'état de Tasmanie les réfute) tandis que la prostitution sur la voie publique demeure fréquemment illégale. En France, la législation est répressive à l'encontre de la prostitution mais la loi est inégalement appliquée. Aux États-Unis, les lupanars sont illégaux (sauf au Nevada) mais énormément de villes ne font pas respecter rigoureusement la législation par accord tacite avec les prostitué (e) s. Une grande partie des prostitués des deux sexes évite d'être arrêtée en ne pratiquant pas le racolage. Fréquemment, ils plaident que le paiement leur est dû en raison du temps passé et non pas pour un acte sexuel. Tout acte sexuel entre le/la prostitué (e) et son/sa client (e) est connu spontané et consensuel.

Critiques sociales

La différence d'âge, de statut social et/ou économique entre un prostitué et son client est à l'origine de critiques sociales acerbes[16], [17].

Les mêmes critiques peuvent être adressées aux relations amoureuses qui n'impliquent pas de prostitution mais que la société qualifie de «quasi» prostitution. Dans ce cas de figure, le membre le plus âgé portera dans les pays anglo-saxons, le nom de sugar daddy (quand l'homme est le plus âgé) ou de sugar momma (quand la femme est la plus âgée). Le plus jeune recevra l'appellation de kept boy ou de toy boy[18]. Ces membres sont quelquefois désignés sous le terme dad and son par la communauté homosexuelle (sans employer le mot d'inceste. Ce dédain de la société vis à vis de la disparité âge/statut social était moins prononcé dans certaines civilisations ainsi qu'à certaines périodes de l'histoire (voir la rubrique Prostitution masculine à travers le temps et les différentes cultures ci-dessus). L'approche sociale concernant la différence d'âge entre un prostitué et son client fluctue selon le sexe de ce dernier. S'agit-il d'un gigolo et de sa cliente plus âgée, la société la considère comme la marque du talent sexuel du prostitué tandis que la même différence d'âge s'appliquant entre un jeune prostitué et un client plus âgé (souvent désigné comme un «troll»[19]), est reconnue comme une exploitation.

Article détaillé : prostitution.

Le prostitué dans la culture

Article détaillé : Prostitution masculine dans l'art.

La prostitution masculine est un thème littéraire et cinématographique habituel en Occident à partir des années 1960. En particulier dans les livres et les films axés sur l'homosexualité où le prostitué peut devenir un personnage clé dépeint comme un être sexy mais au destin tragique (cf le film Mysterious skin dans lequel un prostitué est molesté), une personne vivant un amour impossible ou encore un rebelle parfaitisé. Quoique moins habituel au cinéma et dans les romans, le prostitué dont la clientèle est exclusivement féminine (gigolo, escort) est un personnage le plus souvent moins tragique que l'homosexuel. Des films comme American Gigolo ont énormément fait pour dépeindre le gigolo comme un amant raffiné et un séducteur (le film Gigolo malgré lui[20] est une caricature satyrique du personnage) . Le film My own private Idaho est axé sur l'amitié entre deux prostitués. Aujourd'hui, le prostitué prête son concours, dans certains cas , dans le cadre d'une annonce touchant des chansons connues (par exemple sur des photos pour la promotion de groupes commeThe Bravery, et Fall Out Boy) mais aussi pour des campagnes publicitaires et autres arts visuels.

Prostitution masculine et le féminisme

Le sujet de la prostitution masculine semble avoir été négligé par les théoriciens du féminisme dans leurs études. Les travaux de Justin Gaffney et de Kate Beverley, menés sur les prostitués du centre de Londres, font la comparaison entre la population de prostitués exerçant au grand jour ou, au contraire, cachés et la position habituellement soumise de la femme dans une société patriarcale. Ils soutiennent que, comme ces dernières, la hiérarchisation des travailleurs du sexe fait que ces derniers occupent une position de subordonnés au sein de la société [21].

À l'opposé, les adeptes de la pensée socialiste, dans la perspective d'une théorie critique du courant post-structurel ont conclu que, contrairement aux femmes, la structure sociale misogyne et hégémonique des prostitués les font percevoir, par certains, dans un rôle de soumission. À partir d'une série d'entretiens, Douglas Langston trouve l'attitude des prostitués vis à vis des relations sexuelles «remarquablement misogyne» et la compare à celle des ouvrages apologétiques du christianisme de C. S. Lewis. Langston argumente que tous deux ont une remarquable similitude misogyne du point de vue de l'homoérotisme masculin et du fétichisme que représente la domination patriarcale ; surtout sur des sujets vus, par d'autres membres de la société, comme assumant probablement moins des rôles de soumission[22]

Bibliographie

Pour des rédigés concernant la prostitution masculine veuillez consultet l'article Prostitution masculine dans l'art.
  • (en) Phil Andros, Understanding the Male Hustler, 1991;
  • (en) John Preston, Hustling : A Gentleman's Guide to the Fine Art of Homosexual Prostitution, 1994, ISBN 1563335174;
  • (en) Mark Padilla, Caribbean Pleasure Industry : Tourism, Sexuality, and AIDS in the Dominican Republic (Worlds of Desire : The Chicago Series on Sexuality, Gender, and Culture), 2007, ISBN 9780226644363;
  • (en) Joseph Itiel, A Consumer's Guide to Male Hustlers, 1998;
  • (en) Prostitution : On Whores, Hustlers, and Johns, éditeurs : James Elias, Vern L. Bullough, Veronica Elias and Gwen Brewer (introduction par Joycelyn Elders) 1998
  • (en) Ronald Weitzer, Sex for Sale : Prostitution, Pornography, and the Sex Industry, 1999;
  • (en) Tricks and Treats : Sex Workers Write About Their Clients, éditeur : Matt Bernstein Sycamore, 1999;
  • (en) Aaron Lawrence, The Male Escort's Handbook : Your Guide to Getting Rich the Hard Way, 2000;
  • (en) Joseph Itiel, Sex Workers As Virtual Boyfriends, 2002;
  • (en) Mack Friedman, Strapped for Cash : A History of American Hustler Culture, 2003;
  • (en) Aggleton, Peter Men Who Sell Sex : Mondial Perspectives on Male Prostitution and AIDS, Temple University Press, Philadelphie, 1999, ISBN 1566396697;
  • (en) Dean Saunders, Nice Work If You Can Get It, 2008;
  • (en) Dollars Are a Girl's Best Friend? Female Tourists'Sexual Behaviour in the Caribbean (BSA Publications Limited, UK).
  • (en) Sánchez Taylor, J. 1997. ‘Marking the Margins :Research in the Informal Economy in Cuba and the Dominican Republic'', Discussion Papers in Sociology, N° S97/1.

Liens externes

Voir aussi

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu d'une traduction de l'article en anglais intitulé «Male prostitution».

  1. abcdefgh Dynes, Wayne R. Encyclopedia of Homosexuality, Vol 2, 1990, chapitre : Prostitution, p.  1054–1058, éditeur=St. James Press, Chicago; ISBN 1558621474
  2. Pour un exemple, voir Mark Padilla (Caribbean Pleasure Industry : Tourism, Sexuality, and AIDS in the Dominican Republic (Worlds of Desire : The Chicago Series on Sexuality, Gender, and Culture), 2007 (ISBN 9780226644363) ) qui analyse la prostitution masculine en République Dominicaine : quand ces hommes ont des rapports sexuels avec des touristes masculins, ils se considèrent, malgré tout, comme des hétérosexuels à part entière et entretiennent des relations sexuelles avec des femmes ou des maîtresses.
  3. Weitzer, 8.
  4. Quoique n'étant pas homosexuel, l'escort a des rapports sexuels avec des hommes. L'escort est aussi connu sous le terme de gay for pay ou rough trade.
  5. L'origine du rentboy n'est pas particulièrement claire. Il dérive soit du fait que les prostitués louent leurs services soit du fait qu'ils paient la location de leur habitation avec le produit de leur travail
  6. Le terme de gigolo s'applique exclusivement aux prostitués qui offrent leurs services aux femmes. Shel Silverstein utilise la lettre G dans son ouvrage Uncle Shelby's ABZ Book , toujours que cette appellation puisse être confondue avec celle d'un instrument à vent (par ex.  : clarinette).
  7. Dunne, Bruce Power and Sexuality in the Middle East, (journal) Middle East Report, édition 206, page 8. Mis en ligne le Printemps 1998, consulté le 30-01-2008. «Les prostitués pouvaient accepter la pénétration pour gagner de l'argent plutôt que par plaisir ; les gamins n'étant pas encore des adultes pouvaient être pénétrés sans perdre leur appartenance à la lignée d'homme potentiel; un adulte prenant du plaisir dans une activité sexuelle inférieure et/ou en se soumettant à la pénétration, était connu inexplicable, et pouvait exclusivement être du domaine de la pathologie. Avoir des relations sexuelles avec des gamins ou des prostitués étaient péchés mais n'altéraient en rien leur position d'homme et/ou ne menaçaient pas les valeurs sociales importantes comme la virginité ou l'honneur familial»
  8. (en) «male prostitutes were understood to submit to penetration for gain rather than pleasure; and boys, being not yet men, could be penetrated without losing their potential manliness;That an adult male might take pleasure in a subordinate sexual role, in submitting to penetration, was deemed "inexplicable, and could only be attributed to pathology. "; "Sex with boys or male prostitutes made men "sinners" but did not undermine their public position as men or threaten the important social values of female virginity or family honor».
  9. Heather Lee Miller, Prostitution, Hustling, and Sex Work.
  10. Karchevskaya, T. Male Escorts : New Fashion?, EscortPages Blog. Mis en ligne le Mars 2008, consulté le 03-03-2008.
  11. Les clubs d'invités sont originaires du Japon et ont ensuite essaimé dans le monde entier. Ce sont des lieux de rencontre pour échanger une conversation avec des personnes jeunes et instruites. L'équipe composée au début de femmes s'est ensuite ouverte aussi aux hommes. Si l'objectif de ces lieux est la conversation, mais il est cependant des cas où la rencontre évolue vers la prostitution (voir l'article intitulé Enjo kōsai).
  12. Jonann Brady, "Are Women Ready for the'Stud Farm'?", ABC News, 18 novembre 2005. [1]. "Fleiss plans makeover for Nevada brothel", Associated Press, 15 novembre 2005. USA Today
  13. Sánchez Taylor, J. 1997. ‘Marking the Margins :Research in the Informal Economy in Cuba and the Dominican Republic'. Discussion Papers in Sociology, No. S97/1. [2]
  14. [3]
  15. Women land in gigolo trap, Times of India, 11 décembre 2006
  16. voir, par exemple, European Network Male Prostitution ACTIVITY REPORT november 2003 (fichier pdf) , "Practical experiences of Men in Prostitution" (Suède, Danemark, Stokholm), p.  23-26 : «Tous [les] hommes interrogés [au Danemark] sont informés de la vision négative de la prostitution auprès de la société et font leur envisageable pour dissimuler. Le résultat est qu'il ont une double vie et s'éloignent de plus en plus de leurs entourage et de la société généralement. Leur isolement et leur souffrance de ne pouvoir partager avec autrui les expériences d'une prostitution sont profonds. Certains décrivent/décrivaient comment leur (s) client (s) sont/étaient leur principal ou alors unique relation avec la société, et considèrent leurs relations comme une de l'amitié ou le client comme l'image du père»
  17. «"All [the] interviewed men [in Denmark] are aware of societies'negative vision of prostitution and do whatever envisageable to cover up. As a result they live double lives and create more and more distance from close relations and the wider society. Isolation and sufferance from not having anybody to share prostitution experiences with is profound. Some men describe[d] how the clients are their main or only social relation to society, and consider the relations as sexual friendships or the customers as father figures. »
  18. Voir Dynes, ci dessus, pour la différence, d'ailleurs ténue, entre kept boys et prostitution.
  19. Troll est un terme argotique utilisé quasi exclusivement par la communauté homosexuelle pour caractériser un bisexuel qui cherche une aventure avec un/une partenaire potentiel (le). Le terme aura une connotation positive ou négative selon l'usage qu'en fait l'interlocuteur.
  20. Intitulé Deuce Bigalow en version originale
  21. Justin Gaffney & Kate Beverley, "Contextualizing the Construction and Social Organization of the Commercial Male Sex Industry in London at the Beginning of the Twenty-First Century, " Feminist Review, n°67, Sex Work Reassessed (printemps 2001), p.  133-141.
  22. Langston, Douglas (2001). Conscience and Other Virtues : From Bonaventure to Macintyre, Penn State Press.

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