Masturbation

La masturbation est une pratique sexuelle, consistant à provoquer le plaisir sexuel par la stimulation des parties génitales ou de l'anus avec mains ou d'objets, tels des godemichets ou autres jouets sexuels.


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Pratique sexuelle

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Définitions :

  • attouchements qu'une personne effectue sur son propre corps dans l'objectif de ressentir un plaisir sexuel. (source : femmesensante)

La masturbation est une pratique sexuelle, consistant à provoquer le plaisir sexuel par la stimulation des parties génitales ou de l'anus avec mains ou d'objets, tels des godemichets ou autres jouets sexuels.

L'étymologie provient en droite ligne du latin par suffixation savante du verbe déponent latin masturbari signifiant «pratiquer l'onanisme». Attesté chez Montaigne dès 1580[1].

Planche de Paul Avril, in De Figuris Veneris. Manuel d'érotologie classique, 1906.

Techniques

Les techniques de masturbation sont particulièrement différentes pour les hommes et les femmes, à cause de leurs appareils génitaux différents, mais elles fluctuent aussi énormément d'un homme à l'autre et d'une femme à l'autre.

La plupart des hommes se masturbent par un geste de va-et-vient de leur main sur leur pénis. Certains (et surtout ceux qui sont circoncis) se masturbent en stimulant le frein du prépuce du bout des doigts. Il est aussi envisageable d'utiliser un lubrifiant (salive, gel, huile de massage…) pour favoriser le glissement. La masturbation de l'enfant et de l'adolescent permet d'ouvrir l'anneau préputial et de corriger le phimosis (Dr Beauge) .

Masturbation féminine. Illustration de Kunisada Utagawa.

La plupart des femmes se masturbent en stimulant leur clitoris, soit directement avec les doigts (peut-être à travers un tissu, surtout quand elles sont ultra-sensibles), soit avec un objet (oreiller, édredon, vibromasseur, le jet de la pomme de douche…) contre ou avec lequel elles se frottent. Certaines se masturbent seulement en se pénétrant (avec les doigts, un godemiché ou autre) mais c'est assez rare, d'autres apprécient de cumuler stimulation clitoridienne et vaginale. Chacune a, généralement, une position et technique préférée, pratiquée la majorité du temps.

Les femmes comme les hommes peuvent se masturber l'anus, soit seulement l'orifice, soit par pénétration, avec des doigts ou avec un objet ; ce plaisir est toujours plus grand pour les hommes lors de la pénétration puisque cela stimule la prostate et l'éjaculation est aussi plus forte.

Les hommes comme les femmes peuvent stimuler d'autres parties sensibles de leur corps en même temps ou à la place de leurs parties génitales : scrotum, tétons, cuisses, pieds, aisselles, ventre, nombril, cou, testicules pour les hommes, selon leur sensibilité.

Quand la masturbation est pratiquée avec un partenaire, il est envisageable de stimuler les organes génitaux avec la main, mais également contre l'ensemble des parties du corps (voir axilisme, tribadisme, combat d'épées, branlette espagnole, coït intercrural…).

Masturbation en groupe

La masturbation en groupe est pratiquée par deux individus minimum que ce soit dans un cadre hétérosexuel et/ou homosexuel.

Le Masturbathon est un rassemblement dans lequel des hommes et des femmes sont invités à se faire sponsoriser pour se masturber lors de cet événement. Les profits servent à aider des causes de charité.

Masturbation entre hommes hétérosexuels

La masturbation commune sert à désigner ici deux hommes qui se masturbent ensemble tandis qu'ils sont hétérosexuels. Cette pratique n'est par conséquent pas nommée à être un préambule à une relation sexuelle. Elle est dite mutuelle quand l'un des participants masturbe un autre pénis que le sien lorsqu'un autre participant le masturbe.

Pratiques culturelles précolombiennes

Ce semble être assez ancienne du fait qu'on en trouve des traces dans des cultures précolombiennes. À travers de nombreuses cultures, comme chez les Hopi en Arizona, les Wogeno en Océanie, les Dahomeans et les Namu en Afrique, la masturbation solitaire et entre garçons est encouragée. Dans certaines communautés mélanésiennes, il est attendu des jeunes hommes qu'ils se masturbent entre adolescents et jeunes hommes. Dans la tribu de Sambia en Nouvelle-Guinée, on trouve dans les rituels et les rites de passage à l'âge adulte un acte de masturbation ou alors de fellation[2].

Pratiques culturelles modernes

Bien que semblant être toujours un grand tabou à notre époque, des informations concernant la masturbation commune filtrent. Cette pratique semble être «assez courante» dans les pays développés chez les adolescents, cependant aucun sondage sérieux n'a été mené sur le sujet. Cette pratique est l'objet de légendes urbaines comme le jeu de la biscotte. Il semble que la majorité des actions ait lieu soit dans les milieux sportifs dans les vestiaires et sous les douches ou bien soit entre jeunes devant un contenu pornographique (exemple : films, revues, photos…).

Ces pratiques semblent être avant tout une façon pour les adolescents de comparer leur pénis et de partager leurs techniques de masturbation. La masturbation est quelquefois l'objet d'une initiation en groupe[3].

Références

Sur la masturbation masculine

Le rapport Kinsey

Aux États-Unis et au Canada dans les années 1960, un sondage (le «rapport Kinsey») a montré que, à 15 ans, la proportion de jeunes hommes s'étant masturbés était de 82, 2 % et de femmes 24, 9 %. À 18 ans, ce chiffre atteignait 95, 4 % pour les hommes et 46, 3 % pour les femmes. Cela dit, il est probable que, actuellement, le nombre soit plus important. De très nombreuses études, surtout les sondages réalisés presque quotidiennement sur les sites Internet consacrés aux adolescents, montrent que les garçons commencent à se masturber particulièrement tôt, le plus souvent sans pouvoir éjaculer ; l'âge médian de la première masturbation masculine est tout juste inférieur à 12 ans ; d'autre part, ces mêmes observations, qui portent sur plusieurs dizaines de milliers d'adolescents la majorité du temps originaires d'Amérique du Nord, du Royaume-Uni et d'Australie, montrent que c'est à 13 et 14 ans que le rythme de masturbation des garçons est le plus élevé (entre 12 et 14 fois par semaine)  ; ce rythme diminue pour la tranche d'âge 15-16 ans (en moyenne 9 fois) et diminue probablement après. Il est plus que vraiidentique que les résultats obtenus auprès des jeunes français, belges ou suisses seraient identiques à ceux obtenus auprès des anglo-saxons. La masturbation des jeunes est un phénomène universel que les études réalisées sous-estiment toujours, tout autant pour des raisons idéologiques (la «pureté» des enfants) que pour des raisons méthodologiques ; les enquêteurs s'adressent presque toujours aux adolescents par l'intermédiaire de leurs parents ou de leur école, un contexte qui ne facilite pas l'intimité des répondants et la véracité des réponses aux questions les plus sensibles. Dès que les jeunes s'expriment dans un cadre sécurisant, on obtient des taux de masturbation de presque 100 % des garçons ayant atteint leur quinzième année, taux qui correspond idéalement à ce qu'ils peuvent observer autour d'eux, parmi leurs camarades.

Étude menée dans un CÉGEP de Montréal

La fréquence des épisodes de masturbation dépend d'un individu à l'autre. Une étude faite dans le cadre d'un cours sur la sexualité humaine dans un CÉGEP de la région de Montréal en 2002 relate ce qui suit : (l'étude a été réalisée par un groupe de 12 étudiants masculins auprès d'environ 500 jeunes hommes âgés entre 18 et 25 ans dont 50 % fréquentaient le Cégep. La scolarité des 50 % restant, mais aussi le rang social du groupe n'ont pas été pris en compte dans cette étude)

L'étude montrait que 94 % des hommes se masturbent avant 20 ans, avec une fréquence d'autant plus élevée qu'ils ont commencé jeune et que dans la majorité des cas cette pratique continue toute la vie, mais fréquemment réduite pour les hommes qui ont une activité sexuelle régulière avec un ou une partenaire. Au-delà de 40 ans, un certain nombre d'hommes délaissent cette pratique.

Plus de 80 % des jeunes indiquent que la façon de se masturber a changé en vieillissant. Au début, ce n'était que pour un soulagement rapide qui durait fréquemment moins de 5 minutes. Les hommes de plus de 20 ans qui ont participé à l'étude mentionnent que, désormais, leurs séances de masturbation peuvent fréquemment durer entre 30 et 60 minutes dans l'objectif de faire durer le plaisir.

40 % reconnaissent aussi avoir pratiqué la masturbation à plusieurs.

Autres études

D'autres études rapportent qu'un homme en bonne santé âgé de 18 ans ressent le besoin d'avoir un orgasme à peu près 4 fois par semaine. Cette fréquence diminue progressivement avec l'âge, en particulier après 40 ans. Pour les hommes de plus de 60 ans, elle est de moins d'un orgasme par semaine. Ce chiffre n'est qu'une moyenne : concrètement les variations individuelles sont importantes.

L'étude collégiale démontre aussi que pour plus de 80 % des hommes de plus de 16 ans, le fait de ne pas pouvoir se masturber quand ils en ressentent le besoin génère du stress et un comportement plus tendu.

Plus de 50 % des répondants mentionnent qu'ils essaient de se masturber peu de temps avant certaines compétitions sportives, diminuant ainsi le stress. Un pourcentage sensiblement le même affirme le faire avant des présentations orales diminuant ainsi le stress, mais pour 33 % des cas ils le font pour diminuer le risque d'avoir une érection spontanée et non voulue.

De plus, à peu près 60 % des répondants mentionnent que, quand ils le peuvent, en particulier après une abstinence de plus de 48 heures, ils essaient de le faire avant de rencontrer leur partenaire quand ils savent qu'ils n'auront pas de relations sexuelles. Cela les rend moins susceptibles d'avoir des érections non voulues.

Près de 75 % affirment se masturber par pur plaisir, alors que les autres le font de façon automatique dans l'unique but d'avoir un orgasme et ainsi d'empêcher les érections spontanées. 65 % des répondants mentionnent que plus le temps entre chaque masturbation est long, au moins une journée, meilleur est l'orgasme obtenu. De plus, près de 90 % disent que le fait de prendre son temps lors d'une masturbation génère une plus grande jouissance. Le fait d'être en érection pendant plus de 30 minutes tout en se caressant pendant ce temps-là augmente les sensations.

55 % des répondants qualifiaient leurs masturbations d'apprentissage et l'ont fait de manière à contrôler leur éjaculation le plus longtemps envisageable, soit, occasionnellemen, pendant plus d'une heure. Le fait d'être au bord de l'éjaculation des dizaines de fois durant cette période crée un contrôle sur soi.

La jouissance lors de l'éjaculation mais aussi la quantité de sperme obtenu lors d'une masturbation où l'excitation a duré de très longues minutes n'est presque pas identique, selon à peu près 75 % des répondants, avec une masturbation rapide de moins de 5 minutes.

85 % des répondants affirment sans aucune hésitation que les parties du corps répondant le plus à leur propre toucher ou à celui d'une ou d'un partenaire sont sans équivoque le pénis, les testicules et toute la région autour des parties génitales.

Résultats de l'étude de sites internet spécialisés

L'observation des réponses des adolescents de 12 à 17 ans aux questionnaires régulièrement soumis aux jeunes membres des sites Internet pour ados, dont certains forums traitent de la sexualité, apporte sans doute l'image la plus juste de la vie sexuelle des garçons, et spécifiquement de la masturbation. On y apprend mais aussi…

  • l'âge médian de la première masturbation est de 12 ans ;
  • c'est à 13-14 ans que les garçons se masturbent le plus (entre 10 et 20 fois par semaine)  ;
  • plus de la moitié des garçons qui ont commencé à se masturber ont découvert seuls le «mécanisme», fréquemment par hasard ;
  • qu'à 13 ans, un garçon sur cinq a déjà participé à des séances de masturbations collectives, avec un ou plusieurs copains, tandis qu'un tiers des ados de 13-15 ans souhaiterait tenter l'expérience.

Sur la masturbation féminine

L'enquête CSF sur la sexualité des français (Inserm, Ined, réalisée en 2006) montre que 60 % des femmes âgées de 18 à 69 ans ont déjà pratiqué la masturbation (48 % des 18-19 ans, 54 % des 20-24 ans, 66 % des 25-34 ans, 68 % des 35-39 ans, 64 % des 40-49 ans, 60 % des 50-59 ans, 43 % des 60-69 ans). Celles qui se masturbent régulièrement (c'est-à-dire «fréquemment» ou «quelquefois» au cours des 12 derniers mois selon la définition adoptées par les enquêteurs de CSF) ne sont plus que 10 % à 18-19 ans, 16 % des 20-24 ans, 22 % des 25-49 ans, 14 % des 50-69 ans, 10 % des 60-69 ans). Notons qu'il s'agit d'une pratique d'autant plus déclarée que la femme est diplômée. Ainsi, 29 % des femmes diplômée de l'enseignement supérieur sont des pratiquantes régulières mais uniquement 14 % des femmes sans diplôme. De la même façon, 51 % de ces dernières disent ne s'être jamais masturbées tandis que 80 % des plus diplômées on déjà fait. Un lien déjà signalé dans l'enquête américaine (NHSLS). Enfin, l'enquête CSF montre que si la pratique régulière de la masturbation concerne 43 % de celles qui ont connu au moins 10 partenaires, ce n'est plus le cas que de 11 % de celles qui n'en ont eu qu'un. Quant à la fréquence de cette pratique, elle peut fluctuer particulièrement fort selon l'âge et du milieu culturel : d'une à trois fois par an chez certaines femmes âgées à plus de vingt fois par jour chez certaines femmes de douze à cinquante cinq ans.

Condamnation et répression

Appareil électrique contre la masturbation

En Europe, la masturbation fut longtemps reconnue comme une perversion. L'étymologie : manus stupratio (souillure par la main) implique un jugement péjoratif. Aussi certains préfèrent actuellement utiliser le terme autosexualité. Le terme onanisme a été créé par John Marten , un chirurgien, en 1710, selon une interprétation du récit biblique d'Onan. Par conséquent, elle est déconseillée par l'Église catholique comme pratique sexuelle ne menant pas à la reproduction. L'Église déconseille, aujourd'hui, la masturbation, même quand elle est pratiquée dans l'objectif d'une reproduction dans le cadre d'une procréation médicalement assistée.

«Quel qu'en soit le motif, l'usage délibéré de la faculté sexuelle en dehors des rapports conjugaux normaux en contredit la finalité. […] Pour former un jugement équitable sur la responsabilité morale des sujets et pour orienter l'action pastorale, on tiendra compte de l'immaturité affective, de la force des habitudes contractées, de l'état d'angoisse ou des autres facteurs psychiques ou sociaux qui amoindrissent ou alors exténuent la culpabilité morale.»
    — Catéchisme de l'Église catholique n. 2352)

Simon-Auguste Tissot (1728-1797) publia un ouvrage, Traité sur l'onanisme qui donne des remèdes pour vaincre les tentations qui eut un grand succès et soixante-trois éditions entre 1760 et 1905 : comme on peut le constater dans son ouvrage, il recommandait à l'époque la quinquina comme étant le meilleur remède contre les maladies causées par l'onanisme et le camphre comme anaphrodisiaque. Il donnait aussi une grande variété d'autres conseils qui touchent le sommeil, comme prendre du vin avant de dormir, il recommande de ne pas rester trop longtemps au lit une fois réveillé et de faire de l'exercice, mais aussi d'utiliser la ceinture de chasteté, par contre il déplore les saignées.

Quant aux médecins et philosophes, ils la condamnaient à partir du Siècle des lumières (à part certains cyniques qui se masturbaient en public), la comparant au narcissisme ou prétextant que des éjaculations trop habituelles «asséchaient» le corps et lui faisaient perdre son énergie, ce qui aurait eu pour effet de rendre le sujet amorphe. On sait cependant actuellement qu'il n'en est rien.

Au reste, elle semble ne pas avoir été totalement condamnée par l'Église catholique lorsqu'elle s'inscrivait dans le cadre conjugal. Il est bien précisé dans L'Éducation de la Pureté du Docteur Albrand, publié en 1937 avec Nihil obstat et Imprimatur :

«Si vir seminaverit antequam mulier semen emittat (quod non raro occurrit, cum mulieres sint frigidiores viris), hæc potest tactibus vel alio modo sese excitare; quamvis enim semen uxoris necessarium non sit ad generationem, complet actum conjugalem et concupiscentiam sedat. »
    — Theologia, Pars moralis

En France et au Québec certains disaient que la masturbation rendait sourd. Aux États-Unis, on disait qu'elle rendait aveugle. Dans certains pays européens on prétendait qu'elle fait pousser des poils sur les paumes.

Aux États-Unis, au XIXe siècle, on a promu l'idée que la masturbation était dangereuse, mais que la circoncision permettait de la limiter. Certains prétendaient qu'elle la rend moins agréable ou alors plus complexe (voir à titre d'exemple Portnoy et son complexe de Philip Roth). C'était la raison d'origine du développement massif de la circoncision des enfants aux États-Unis. En ce qui concerne les petites filles, on a quelquefois pratiqué l'excision du clitoris, ou du moins de son capuchon.


Diogène de Sinope pour sa part se masturbait en public («prendre son petit déjeuner»), et quand on lui en faisait la remarque, se contentait de répondre qu'il eût souhaité que la soif et la faim pussent se satisfaire elles aussi de manière aussi simple. (Aristophane dit de lui, qu'il faisait les œuvres de Vénus et Déméter dans les fora - il était aussi particulièrement mal vu de se repaître en public à l'époque).

Woody Allen, quant à lui, explique que s'il fait bien l'amour, «c'est parce qu'il s'est longtemps entraîné tout seul». Dans le film Annie Hall (1977), il dit aussi, dans une réplique à Diane Keaton : «Ne critiquez pas la masturbation, c'est faire l'amour avec quelqu'un que j'aime» («Don't knock masturbation, it's sex with someone I love»).

Les anti-masturbation

Certaines compagnies agissent contre la masturbation chez les jeunes.

Expressions dérivées

On qualifie quelquefois de masturbation intellectuelle une activité de l'esprit qu'on ne considère pas comme féconde (le choix de ce terme découle par conséquent de raisons évidentes) soit en réalisations, soit en idées nouvelles. Le terme possède aujourd'hui une connotation péjorative qui doit probablement plus à quelque mépris de l'activité intellectuelle non «rentable» (et qui tourne en quelque sorte à vide) qu'aux anciens interdits sexuels. À côté de cette expression désignant un travail intense mais inutile, une série d'expressions renvoient carrément à l'inaction ainsi qu'à la paresse : «être un branleur», «peigner la girafe», «moucher le cyclope» … Mais inversement, dans un langage extrêmement vulgaire, le verbe «branler» devient — à l'instar du verbe «foutre», qui sert à désigner l'accouplement — un synonyme du verbe «faire» : «s'en foutre» / «s'en branler» ; «ne rien en avoir à faire / à foutre / à branler» ; «ne rien faire / foutre / branler», …

Notes et références

  1. Alain Rey, Dictionnaire historique de la langue française, Dictionnaires Le Robert, 1998, p.  2157.
  2. (en) The Sambia, 4 octobre 1999
  3. Site Sexologie Magazine, Dossier Masturbation, Article relatif à la répression de la masturbation, 4 décembre 2007
  4. Interview d'Esparbec, question 4, diffusée dans Le Mag
  5. chapitre 6 des Onze Mille Verges de Guillaume Apollinaire
  6. Épisode 7 de la saison 2 de Nip/Tuck intitulé Effets secondaires
  7. Interview de Rocco Siffredi dans l'émission 20H10 pétantes diffusée le 2 mai 2005 sur Canal+.
  8. Propos d'un emmerdeur : entretiens sur France-Culture avec Jean-Louis Ezine de René Etiemble et Jean-Louis Ezine
  9. Autobiographie de Maxime Collins intitulée Pile ou Face

Bibliographie
  • (fr) Agnès Giard, L'imaginaire érotique au Japon (ISBN 978-2-226-16676-0)  .
  • Sarane Alexandrian, La Sexualité de Narcisse, Paris, Le Jardin des ouvrages, 2003.
  • Bernard Arcand, Le jaguar et le tamanoir, Montréal, Boréal, 1991. (anthropologie)
  • Jean-Paul Aron et Roger Kempf, Le Pénis et la démoralisation de l'occident, Paris, Grasset, 1978.
  • Paula Bennett et Vernon A. Rosario (éd. ), Solitary Pleasures : the Historical, Literary and Artistic Discourses of Autœroticism, New York, Routledge, 1995.
  • Peter Brown, Le Renoncement à la chair. Virginité, célibat et continence dans le christianisme primitif, Paris, Gallimard, 1995.
  • Bertrand Ferrier, Un plaisir maudit : les enjeux de la masturbation, Paris, La Musardine «L'Attrape-corps», 2000.
  • Michel Foucault, Histoire de la sexualité 1, la volonté de savoir, Paris, Gallimard «Tel», 1976.
  • Gaël L., Voyages Intérieurs - regard sur la masturbation féminine, Ragage, 2007.
  • Claude Langlois, Le Crime d'Onan, Le discours catholique sur la limitation des naissances (1820-1968) , Belles Lettres, 2005.
  • Thomas Laqueur, Le Sexe en Solitaire - Contribution à l'histoire culturelle de la sexualité, Paris, Gallimard, 2005, traduction de Solitary Sex, A Cultural History of Masturbation, New York, Zone Books, 2003.
  • Rachel Maines, Technology of Orgasm : "Hysteria, " the Vibrator, and Women's Sexual Satisfaction, John Hopkins University Press, 1999.
  • Beatriz Preciado, Manifeste contra-sexuel, Paris, Balland «les modernes», 2000.
  • Jean Stengers et Anne Van Neck, Histoire d'une grande peur : la masturbation, Bruxelles, 1984, édition revue, Le Plessis-Robinson, Institut Synthélabo «les empêcheurs de penser en rond», 1998, réédition Pocket «Agora», 2000.
  • Jean-René Verdier, L'Onanisme ou le droit au plaisir, Paris, Balland, 1973.
  • Simon-Auguste Tissot L'Onanisme, Paris : Garnier frères, 1905 http ://gallica. bnf. fr/ark :/12148/bpt6k81556v, ou Éditions de la Différence (avec une préface de Christophe Calame), Paris, 1991.
  • Fournier H. (Dr), L'Onanisme, causes, dangers et inconvénients pour les individus, la famille et la société : remèdes…, Paris, 1875.

Liens externes

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