Homosexualité

L'homosexualité sert à désigner l'amour, l'attirance et, le cas échéant, la pratique de relations sexuelles entre deux personnes du même sexe, selon une perspective comportementaliste ou empirique, et, selon une perspective psychologique ou sociologique,...


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Définitions :

  • homosexuels - Ne rien avoir contre eux. Se vanter de ses nombreux amis homosexuels (mais pas de ses enfants). Ils ont une face sombre.... (source : lmsi)
  • L'homosexualité représente une attirance sexuelle plus ou moins exclusive pour des personnes du même sexe. Elle correspond à une tendance sexuelle qui se forme lors du développement affectif de la personne, mais qui se fixe sur la base d'un conflit psychique irrésolu.... (source : amouretverite)

L'homosexualité sert à désigner l'amour, l'attirance et , le cas échéant, la pratique de relations sexuelles entre deux personnes du même sexe, selon une perspective comportementaliste ou empirique, et , selon une perspective psychologique ou sociologique, une orientation sexuelle. Le mot s'applique indistinctement aux hommes ou aux femmes.

Selon les époques et les cultures, l'homosexualité est assez acceptée ou réprimée. Actuellement, la tendance, dans les sociétés occidentales, est à l'acceptation et dans certains pays l'établissement d'un statut légal (union civile, mariage homosexuel, avec peut-être une ouverture du mariage à l'ensemble des couples). Malgré cette tendance, 88 pays (essentiellement en Afrique et au Moyen-Orient) condamnent l'homosexualité à des peines plus ou moindres, allant jusqu'à l'emprisonnement à perpétuité ou à la peine de mort.

Des relations sexuelles entre individus du même sexe sont aussi observées dans le reste du monde animal.

Définitions

L'homosexualité masculine était jadis nommée sodomie, antiphysique, inversion sexuelle ou uranisme. La pédérastie, qui sert à désigner l'attirance d'hommes envers les adolescents mâles, a fini par désigner aussi l'attirance entre les hommes d'âges identiques, ou encore l'acte de sodomie. Cet amalgame s'est poursuivi en ce qui concerne les relations avec des enfants, si quoique les homosexuels masculins sont quelquefois soupçonnés de pédophilie. Or, la sexologie moderne ne retrouve chez les homosexuels masculins aucune tendance spécifique à la pédophilie, par comparaison avec les hommes hétérosexuels[1].

L'homosexualité ne se résume pas au seul aspect de la sexualité, au coït entre personnes du même sexe. Elle est aussi et quelquefois pour certaines personnes exclusivement un sentiment. Le psychiatre américain Judd Marmor, à qui on est redevable, en grande partie, de la suppression de l'homosexualité de la liste des troubles mentaux, propose la définition suivante : «peut être reconnue comme homosexuelle une personne qui, durant sa vie adulte, manifeste une prédilection pour des personnes de son propre sexe, est sexuellement attirée par ces personnes et a généralement, mais pas obligatoirement, des relations sexuelles avec une ou plusieurs de ces personnes.»[2]

Chez les femmes, l'homosexualité est nommée lesbianisme (ou plus archaïquement saphisme). Les deux termes font référence à la poétesse grecque Sappho de l'île de Lesbos, où elle tenait un collège de jeunes filles, et dont les poèmes passionnés envers ses amies, et la vie entourée d'autres femmes lui ont valu la réputation d'homosexuelle. On disait aussi tribadisme, mot qui sert à désigner, aujourd'hui, une pratique sexuelle spécifique.

Dans le langage familier, gay (ou gai, orthographe standard au Canada) sert à désigner un homosexuel qui accepte son identité sexuelle et la revendique. De même chez les femmes on utilise l'appellation lesbiennes (ou gaies). Cependant, ces appellations semblent se généraliser et devenir des synonymes à part entière du mot homosexuel (-le).

Du fait d'une vision sociale fréquemment négative de l'homosexualité, de nombreux termes moqueurs, dégradants ou injurieux ont été créés pour désigner les homosexuels.

Étymologie et évolution sémantique

Le mot français homosexualité et sa déclinaison homosexuel et homosexuelle ont été transposés au XIXe siècle, dans le cadre de la définition et du classement psychiatrique des déviations sexuelles, à partir des mots allemands homosexual et Homosexualität forgés en 1868 et 1869 par l'écrivain hongrois Karl-Maria Kertbeny dans le cadre tout différent d'une revendication de légalisation de l'homosexualité. Ils associent une racine grecque (homo, «identique») et une racine latine (sexuel).

Avant cette date, la distinction des différentes pratiques sexuelles considérait déjà comme pertinente la distinction homo/hétéro, et comportait nombre de qualificatifs fréquemment voisins pour désigner des pratiques particulièrement diverses. Certains font une distinction entre comportement actif ou passif, ce qui a été le cas dès l'Antiquité, et reste toujours vrai actuellement dans énormément de cultures, voire de législations. On relève, en français, l'opposition bougre ou culiste versus coniste (XVIIe-XVIIIe siècles) et chez Charles Fourier (suivi par Pierre Joseph Proudhon) l'opposition unisexuel/bisexuel.

Les relations entre personnes du même sexe ont vu passer les mots suivants :

Certains de ces mots appartiennent au langage argotique, d'autres non. Dans le vocabulaire courant, la locution anglaise gay a pris le pas sur d'autres qualificatifs pour évoquer l'homosexualité.

Actuellement, le mot homosexualité est sorti d'une définition médico-légale.

On utilise fréquemment le mot pour parler de sexualité avant le XIXe siècle. Ceci fait l'objet d'un vif débat. Certains historiens soutiennent que c'est un abus de la pertinence strictement contemporaine du mot, qui aboutit à dévoyer les débats sur cette question, cas flagrant lorsque on veut parler de l'homosexualité dans l'Antiquité, et amenant quelquefois au contresens[3].

D'autres répliquent que, quoique chaque culture approche l'homosexualité d'une façon différente, le phénomène de base et la distinction entre amour du même sexe et amour du sexe opposé ont toujours existé ; il leur paraît par conséquent pertinent de discuter l'histoire de l'orientation et des pratiques sexuelles en utilisant les expressions homosexuel, hétérosexuel, quoique les personnes concernées ne se seraient pas reconnues comme telles[4].

Histoire

Zéphyr et Hyacinthe, art grec, Musée des Beaux-Arts de Boston, États-Unis

Dans l'Antiquité

Articles détaillés : Homosexualité dans l'Antiquité et Pédérastie.

Certaines sociétés préchrétiennes montraient plus ou moins de tolérance ou d'acceptation vis-à-vis des pratiques homoérotiques. Pour énormément d'entre elles, ces pratiques étaient cependant particulièrement codifiées socialement, et tout écart vis-à-vis de ces normes était mal vu, ou alors reconnu comme délictueux. A titre d'exemple, dans certaines cités de la Grèce antique, la pédérastie était pratiquée dans le cadre de l'éducation d'adolescents mâles, mais de façon le plus souvent particulièrement codifiée. Ainsi, à Athènes l'eraste, partenaire adulte devait être actif dans la relation sexuelle et l'éromène, adolescent passif, faute de quoi la relation était reconnue comme immorale.

En 342, les mariages homosexuels sont interdits dans l'Empire romain. Le 6 août 390, l'empereur romain Théodose édicte une loi condamnant au bûcher les homosexuels. L'Empire romain est devenu chrétien et la relative liberté en la matière disparaît.

Dans Le Banquet de Platon, Aristophane raconte qu'au temps de Zeus, il y avait trois sexes : l'homme, la femme et l'androgyne. La forme humaine était celle d'une sphère avec quatre mains, quatre jambes et deux visages, une tête unique et quatre oreilles, deux sexes, etc. Le mâle était un enfant du Soleil, la femelle de la Terre, et l'androgyne de la Lune. Leur force et leur orgueil étaient immenses et ils s'en prirent aux dieux. Zeus trouva un moyen de les affaiblir sans les tuer, ne voulant pas anéantir la race comme il avait pu le faire avec les Titans : il les coupa en deux. Il demanda ensuite à Apollon de retourner leur visage et de coudre le ventre et le nombril du côté de la coupure. Mais chaque morceau, regrettant sa moitié, tentait de s'unir à elle : ils s'enlaçaient en désirant se confondre et mouraient de faim et d'inaction. Zeus décida par conséquent de déplacer les organes sexuels à l'avant du corps. Ainsi, tandis que les humains surgissaient jusque là de la terre, un génèrement mutuel fut envisageable par l'accouplement d'un homme et d'une femme. Alors, les hommes qui aimaient les femmes et les femmes qui aiment les hommes (moitiés d'androgynes) permettraient la perpétuité de la race.

On relève aussi que plusieurs sociétés antiques, comme la Grèce et le Japon, ont encouragé la création de liens homosexuels dans certains corps d'armée entre des combattants expérimentés et leur disciple. On pensait tandis que deux hommes amoureux se battraient avec d'avantage de détermination et avec une plus grande morale. Le Bataillon sacré de Thèbes forme un exemple classique de force militaire bâtie sur cette croyance[5].

On trouve dans l'Antiquité des discussions sur les relations entre animaux de même sexe, ce qui laisse penser que le concept d'homosexualité était connu des Anciens.

Répression au Moyen Âge en Europe

Exécution du chevalier de Hohenberg et de son écuyer devant les murs de Zurich 1482

Malgré la tolérance des peuples germaniques - les lois barbares du Haut Moyen Âge ne font aucune référence à l'homosexualité - dans la société chrétienne du Moyen Âge et jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, l'homosexualité entraine la peine de mort dans la majorité des États européens.

Au VIe siècle, de crime contre la dignité, l'homosexualité devient un crime contre l'ordre naturel défini par Dieu et pouvant mener jusqu'au bûcher. Durant tout le Moyen Âge, l'homosexualité, reconnue comme une hérésie, est combattue, surtout par l'Inquisition, sous le nom de bougrerie  ; réciproquement, certains hérétiques, tels les Cathares sont accusés de bougrerie, au prétexte que leurs prêcheurs vont par deux de même sexe. Le terme bougrerie est dérivé de boulgre, qui veut dire bulgare, peuple auquel était attribué des pratiques homosexuelles.

La torture est infligée aux homosexuels : «Lorsque on aura soupçonné un homme de bougrerie, il doit être mis en prison. Les personnes d'Église doivent faire l'Inquisition de la foi sur lui, et demander de la foi. Et s'il est condamné, le roi le fait mettre à mort. (…) Celui qui est sodomite prouvé, doit perdre les couilles, et s'il le fait une seconde fois, il doit perdre le membre ; et s'il le fait une troisième fois, il doit être brûlé. (…) Femme qui le fait doit à chaque fois perdre un membre, et la troisième fois, doit être brûlée. Et tous leurs biens sont au roi.»[6]

Les Lumières

De nombreux personnages historiques, monarques, princes et ducs en France ainsi qu'à l'étranger furent à tort ou à raison soupçonnés d'être homosexuels comme Henri III et ses mignons, Louis XIII et le Régent pour n'en citer que quelques uns.

Au siècle des Lumières, Montesquieu, puis Voltaire et Cesare Beccaria se sont interrogés sur la sévérité de la peine mais ne semblent pas avoir contesté un caractère anormal à l'homosexualité. En Angleterre, Jeremy Bentham, dans son Essai sur la pédérastie, qui paraîtra à titre posthume, suit une argumentation utilitariste et défend une dépénalisation de la pédérastie.

La peine de mort pour sodomie est remplacée par les travaux forcés en Pennsylvanie (1786) et en Autriche (1787).

En 1791, la France est le premier pays à dépénaliser totalement l'homosexualité, l'Assemblée constituante de 1789 ne retenant pas le «crime de sodomie» dans le code pénal.

XIXe siècle

Le Code pénal de Napoléon en 1810 ne revient pas sur cette dépénalisation et influence de nombreuses législations européennes.

En Angleterre, la peine de mort pour cette raison n'est plus appliquée à partir de 1836. Néanmoins, en 1861, une loi condamne l'homosexualité d'une peine de dix ans de prison.

Persécutions sous le régime nazi

Article détaillé : Triangle rose.
Monument localisé à Amsterdam en hommage aux homosexuels déportés

Au contraire de ce qu'on pourrait croire, l'idéologie nazie a dans un premier temps entretenu des relations ambiguës avec l'homosexualité. Aux premières heures du mouvement, le culte de la virilité, de la beauté plastique, de l'homme nouveau était teinté de machisme et d'homoérotisme. Les SA, par la voix d'Hans Blücher — un proche de l'organisation paramilitaire — et par l'exemple d'Ernst Röhm, qui était ouvertement inverti, furent plutôt favorables à l'homosexualité à l'antique. Néanmoins les sections d'assauts furent balayées avec la Nuit des Longs Couteaux et l'année qui suivit, en 1935, le régime durcit la législation envers les homosexuels (modification du § 175 du Code pénal allemand). Il faut néanmoins rappeler qu'à l'époque, la condamnation pénale de l'homosexualité, mais aussi son classement dans les maladies mentales, étaient reconnus comme allant de soi dans de nombreux pays. La pénalisation de l'homosexualité, en elle-même, n'était par conséquent pas spécifique à l'Allemagne Nazie.

Il n'en reste pas moins qu'au temps du Reich de très nombreux homosexuels furent déportés vers les camps de concentration. Les prisonniers homosexuels masculins étaient marqués d'un triangle rose, d'une taille supérieure aux autres triangles classificatoires, ce qui avait fréquemment pour effet, en plus des conditions de vie particulièrement dures dans les camps, de les livrer à l'hostilité des autres déportés. C'est pourquoi le triangle rose est actuellement utilisé comme un symbole d'identité gay, rappel de la cruauté des persécutions passées.

Les femmes homosexuelles ne furent pas épargnées par la Gestapo et de nombreuses lesbiennes furent déportées, mais ce fut plutôt comme «asociales» que comme délinquantes sexuelles définies. En effet, elles étaient marquées d'un triangle noir, signe de leur appartenance au groupe des personnes "socialement inadaptées". Parmi ces personnes, on trouvait des chômeurs de longue durée, des vagabonds, des marginaux, des alcooliques, des toxicomanes et certains malades mentaux, mais également, des prostituées ou encore des femmes qui employaient des contraceptifs.

Aucun projet spécifique d'extermination comparable à la Solution finale n'a été élaboré en vue de faire disparaître les homosexuels à l'instar des Juifs, des Tsiganes et autres ethnies reconnues comme inférieures. Cependant les orateurs nazis s'en prenaient fréquemment à eux, en des termes fort peu équivoques quant à l'obligation de leur élimination, ce qui ne pouvait pas être sans effet sur le traitement qui leur fut réservé dans les camps de concentration, au seul motif qu'ils étaient homosexuels. Ils furent ainsi victimes de traitements jugés spécifiquement cruel[7].

Ce n'est que plusieurs décennies après la fin de la Seconde Guerre mondiale que les actions du régime hitlérien envers les homosexuels font l'objet d'un certain intérêt et seules quelques commémorations officielles ont eu lieu depuis, dont le Homomonument à Amsterdam et un projet de monument à Berlin.

Aucune étude historique de fond n'ayant à ce jour été publiée, les chiffres, allant de la simple dénégation (0) aux exagérations les plus fantaisistes (plusieurs millions) circulent sur le nombre d'homosexuels tant déportés qu'assassinés entre 1933 et 1945. Les travaux sur bases des condamnations «légales» suggèrent 10 000 victimes :

«Moins de dix survivants homosexuels ayant témoigné sont connus à ce jour. … Franck Rector fait un tour d'horizon des statistiques. Estimant de 10 000 à 1 million de victimes, il choisit néanmoins le nombre de 500 000. Pour lui, si les estimés de Himmler sur le nombre total d'homosexuels masculins en Allemagne étaient de 2 millions, il procède au calcul selon une simple statistique. 25% des homosexuels d'Allemagne, de Hollande et de la France est par conséquent, selon lui, une statistique valable. Heinz Heger, au milieu des années 1970, estimait le nombre de victimes à 50 000. Ses données sont fondées sur un estimé des condamnations légales. Il ne tient par conséquent pas compte des victimes sans procès. Un autre estimé vient de l'Église de la confession d'Augsbourg d'Autriche. Cet estimé est de 220 000. Cependant, les méthodes de calcul de cet estimé sont fortement critiquées par d'autres historiens. Richard Plant, quant à lui, estime, que de 1933 à 1944, «50 000 à 63 000, dont 4 000 mineurs et 6 lesbiennes» (!) meurent des mauvais traitements des camps nazis. Finalement, les ouvrages généraux sur les persécutions nazis - quand ils discutent du traitement des homosexuels - estiment pour la majorité le nombre de victimes homosexuelles à 10 000. Ce nombre est basé sur une compilation des condamnations officielles du régime nazi sous le paragraphe 175. [8]»

Le triangle rose, marque des prisonniers homosexuels dans les camps de concentration

En France la situation fut contrastée. Dans les territoires annexés (Alsace et Moselle) intégrés au Reich et par conséquent soumis au Code pénal allemand, les homosexuels furent déportés. Mais également, en zone occupée, comme dans la France de Vichy, les homosexuels furent inquiétés mais des homosexuels célèbres comme Jean Cocteau purent continuer leur vie mondaine à Paris au vu et au sus de tous affichant sa liaison avec Jean Marais, qui donnera lieu à l'incident avec le journaliste Alain Laubreaux. Certains participeront avec l'occupant comme Abel Bonnard ministre de la Jeunesse du gouvernement Pierre Laval affublé du sobriquet «Gestapette» ou Bernard Faÿ, Jacques Benoist-Méchin, Roger Peyrefitte. Marcel Bucard meneur d'un parti ultra collaborationniste est soupçonné de l'avoir été[9]. Néanmoins, en 1942, le régime de Vichy introduit dans le Code pénal une discrimination, rompant la tradition française d'égalité des homosexuels et hétérosexuels : l'article 331-1 du Code pénal fait un délit de l'acte consistant à avoir des relations homosexuelles avec un mineur (moins de 21 ans), au lieu de 15 ans pour les hétérosexuels. Les ordonnances du gouvernement du Général de Gaulle en 1945 confirment cette disposition et resteront jusqu'en 1982Robert Badinter abolira cette discrimination.

Les persécutions nazies à l'égard des homosexuels se sont déroulées dans un contexte de durcissement général des régimes totalitaires et autoritaires sur les «déviances morales». Ainsi, en 1934, Joseph Staline a fait adopter des dispositions pénales prévoyant l'emprisonnement et la déportation des homosexuels. D'après des données incomplètes, de l'ordre de 300 000 à 400 000 personnes ont été condamnées sur la base de ces dispositions (qui n'ont été abrogées qu'à la fin des années 1980). Dans les pays de tradition stalinienne, la persécution des homosexuels a été systématique. En Espagne, le régime franquiste avait adopté la loi sur la dangerosité sociale qui permettait l'emprisonnement des homosexuels. En Italie, Mussolini mit en place une politique identique, en poursuivant les homosexuels comme opposants politiques, mais en refusant d'établir une incrimination anti-homosexuelle comme lui avait demandé Hitler. Les responsables fascistes homosexuels ont uniquement été contraints à démissionner.

Chaque dernier dimanche d'avril a lieu la cérémonie de la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation, les associations homosexuelles qui effectuent le travail de mémoire sur les persécutions homophobes ont fréquemment du mal à être invitées lors de ces commémorations, et il leur est fréquemment complexe d'obtenir que la mention de l'homosexualité comme motif de déportation soit présente dans un discours officiel lu durant la cérémonie.

Le regard de la psychiatrie

Selon Sigmund Freud, l'homosexualité est un trouble — la perversion du modèle de maturation psychique qu'est le complexe d'Œdipe. Pour lui cependant, il n'y a pas à en avoir honte et un homosexuel heureux n'a pas besoin de «guérison».

En 1973, l'Association américaine de psychiatrie retire l'homosexualité comme telle de sa liste de maladies DSM-IV. Ce n'est pas sans polémique, les uns dénonçant des motivations politiques et non scientifiques, les autres rétorquant qu'elle était dans la liste pour des raisons non scientifiques, ou alors biaisées, dès le début.

La situation est actuellement moins polémique qu'à l'époque. Aucune organisation psychiatrique ou psychologique majeure d'Occident ne considère l'homosexualité comme étant une maladie ni un sujet d'intervention comme tel. Au contraire, énormément d'entre elles dénoncent résolument tout essai de changement d'orientation sexuelle comme étant dangereux, non indispensable et inefficace. Le consensus dans la communauté psychiatrique et psychologique est que l'homosexualité est soit innée tandis qu'il n'y a aucune preuve de la présence de ce gène, soit apparaît particulièrement tôt dans la vie (sans pour tout autant être sûr de l'origine précise de l'orientation sexuelle), et est immuable (bien que la compréhension de son orientation sexuelle puisse évoluer au cours de sa vie).

Le sida

À la fin des années 1970, des médecins de New York et de San Francisco notent que plusieurs de leurs patients homosexuels et hétérosexuels souffrent d'asthénie, de perte de poids et quelquefois même de formes rares et atypiques de cancer (comme le Sarcome de Kaposi). L'existence d'un problème sanitaire est avérée en juillet 1981 quand le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) d'Atlanta relève une fréquence anormalement élevée de sarcomes de Kaposi et la naissance d'un nouveau virus comme cause de ce qui sera connu comme le Syndrome d'immunodéficience acquise (Sida) est évoquée dès 1982.

Une fois le Virus de l'immunodéficience humaine (VIH) responsable du Sida identifié en 1983 et les modes de contamination découverts, des campagnes de sensibilisations et d'informations sont organisées. Mais au début de l'épidémie, le Sida est resté associé dans les esprits à l'homosexualité en raison du grand nombre de personnes atteintes. C'est ainsi que la presse a commencé par désigner le syndrome par l'expression «cancer gay», avant de revenir sur ce préjugé.

La prise de conscience générale doit aux homosexuels son déploiement rapide, car de nombreux mouvements, tels que celui d'Act Up ou David et Jonathan[10] et des vedettes mondiales ont forcé la visibilité, incitant les dirigeants politiques à engager de véritables recherches scientifiques.

Un droit évolutif

Une dépénalisation progressive

Article détaillé : Dépénalisation de l'homosexualité.

En 1960, en France, la loi du 25 novembre 1960, créant l'alinéa 2 de l'article 330 du code pénal, double la peine minimum pour outrage public à la pudeur lorsqu'il s'agissait de rapports homosexuels. Cette loi sera supprimée par la loi du 23 décembre 1980. En 1982, la loi du 4 août 1982 dépénalise définitivement l'homosexualité en France, y compris avec des mineurs.

La sodomie est décriminalisée, en 1962, dans l'Illinois, en 1967, au Royaume-Uni, en 1969, en Allemagne de l'Ouest.

Le Bill omnibus du ministre de la Justice du Canada, Pierre Elliott Trudeau, décriminalise la sodomie entre adultes consentants. «L'État n'a pas à s'immiscer dans la chambre à coucher de la Nation» avait déclaré le ministre qui deviendra quelques mois plus tard Premier ministre du Canada. En 1977, La Charte des droits et libertés de la personne du Québec est amendée. Désormais, il est interdit de faire de la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle. Il s'agit de la première loi au monde qui interdit ce genre de discrimination dans les secteurs public et privé (à part quelques villes et comtés des États-Unis). En 1995, le Canada rend anticonstitutionnelle la discrimination envers les homosexuels.

L'Organisation mondiale de la santé supprime, en 1990, l'homosexualité de la liste des maladies mentales, mettant fin à plus d'un siècle d'homophobie médicale.

En 1993, l'homosexualité est officiellement dépénalisée en Russie[11]. En 1994, le paragraphe 175 est abrogé en Allemagne. En 2003, la Cour suprême des États-Unis abolit les lois toujours en vigueur contre les pratiques sexuelles homosexuelles.

Union civile ou mariage partiellement légalisés

Article détaillé : Union civile.

En 1989, le premier partenariat d'union civile est rendu légal pour les homosexuels au Danemark grâce à la reconnaissance au parlement d'un ministre élu ouvertement homosexuel qui vivait depuis de nombreuses années avec son compagnon. Ce qui avait créé un léger scandale dans le Monde.

En 1999, en France, le gouvernement de Lionel Jospin fait voter la loi sur le PACS accordant certains droits aux couples homosexuels.

En 2001, les Pays-Bas reconnaissent le mariage homosexuel, suivi, en février 2003, de la Belgique, en 2004, du Canada, en 2005 de l'Espagne qui devient le premier pays du sud de l'Europe à le reconnaître, le 15 novembre 2006, de l'Afrique du Sud.

Le 5 juin 2004, le député-maire Verts de Bègles, Noël Mamère célèbre le premier mariage gay français en dépit des avertissements du ministère de l'intérieur. Ce mariage est annulé en appel par le tribunal de Bordeaux. En juillet 2005, le premier mariage homosexuel espagnol a lieu, suite à la législation autorisant le mariage entre personnes du même sexe, adoptée le 21 avril 2005. Le 5 juin 2005, le peuple suisse accepte par référendum la Loi fédérale du 18 juin 2004 sur le partenariat enregistré entre personnes du même sexe (LPart) .

En juillet 2005, le Parlement canadien modifie sa Loi sur le mariage et la définition qu'elle contient pour reconnaître et permettre les unions entre personnes du même sexe en modifiant la définition, qui est désormais «l'union de deux personnes, à l'exclusion de toute autre».

Le 19 décembre 2005, la première union homosexuelle est célébrée en Irlande du Nord. Cette union civile donne les mêmes droits aux couples hétérosexuels et homosexuels.

Le 15 mai 2008, la Cour Suprême de Californie a légalisé le mariage homosexuel dans cet État. Elle a mis en valeur «la discrimination entre les couples homosexuels et hétérosexuels» étant anticonstitutionnelle[12]. Un référendum concomitant à l'élection présidentielle a rejeté cette légalisation.

L'homophobie petit-à-petit sanctionnée par la loi

Le 30 décembre 2004, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité est créée en France et chargée de lutter - entre autres - contre l'homophobie, et pénalisation des propos homophobes. Le 17 mai 2005, la première journée mondiale de lutte contre l'homophobie a lieu dans quarante pays.

En juin 2005, le projet de loi sur l'adoption par les homosexuels est voté par le parlement en Belgique.

En juin 2008, Xavier Darcos s'est engagé à lutter contre l'homophobie dans les lycées de France grâce à des campagnes de préventions. Les infirmières et infirmiers scolaires du collège seront, quant à eux, constitués pour l'écoute des jeunes gays et lesbiennes [13].

En France

Depuis la Révolution française (par la loi du 25 septembre - 6 octobre 1791) les rapports homosexuels en privé entre adultes consentants n'est plus poursuivi par la loi, en France.

Malgré cette dépénalisation des rapports homosexuels privés entre adultes consentants, non remise en cause par la loi depuis 1791, une police administrative forte est mise en place dès avant la Révolution et s'intensifie sous la monarchie de juillet et le second empire autour des groupes d'homosexuels, surtout parisiens [14]. Elle se définit par un recensement rédigé, sous forme de fiches, des homosexuels identifiés, des prostitués homosexuels et travestis, le tout compilé dans les registres des pédérastes. L'objectif de ce fichage systématique était principalement de prévenir les chantages et les scandales publics tout en contrôlant la prostitution. Le fichage des homosexuels par la police n'est plus pratiqué depuis 1982 [14].

Le régime de Vichy, par la loi du 6 août 1942, pénalise l'homosexualité :

«Sera puni d'un emprisonnement de six mois à trois ans et d'une amende de 2 000 francs à 6 000 francs quiconque aura soit pour satisfaire les passions d'autrui, excité, favorisé ou facilité généralement la débauche ou la corruption de la jeunesse de l'un ou de l'autre sexe au-dessous de vingt et un ans, soit pour satisfaire ses propres passions, commis un ou plusieurs actes impudiques ou contre nature avec un mineur de son sexe âgé de moins de vingt et un ans[15]

Cette loi crée une distinction explicite, on peut même dire une discrimination, entre rapports homosexuels et hétérosexuels s'agissant d'actes sexuels avec un mineur (21 ans pour les rapports homosexuels et 15 ans pour les rapports hétérosexuels), car l'âge de majorité sexuelle pour les rapports hétérosexuels sera fixé à 15 ans par une ordonnance du 2 juillet 1945. À la Libération, cet alinéa n'est pas abrogé comme ce fut le cas pour la plupart de lois pétainistes. À peine modifié, ce paragraphe a été uniquement déplacé à l'alinéa 3 de l'article 331 du code pénal par l'ordonnance 45-190 du 8 février 1945. Cette nouvelle loi punissait «…d'un emprisonnement de six mois à trois ans et d'une amende de 60 francs à 15 000 francs quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe mineur de vingt et un ans.»[16]

En 1974, l'âge de majorité sexuelle pour les rapports homosexuels est abaissé à 18 ans (avec la loi du 5 juillet 1974, qui a changé l'âge de majorité de 21 ans à 18 ans dans l'ensemble des articles du code civil et du code pénal). Avec cette modification, l'alinéa 2 de l'article 331 est resté dans le code pénal jusqu'au 4 août 1982[17], date où Robert Badinter, alors ministre de la Justice, fait abroger cette mesure[18].

Il n'y a eu que deux lois à faire une mention explicite à l'homosexualité en France depuis la Révolution. Il y a eu par conséquent l'article 331 décrit ci-dessus, mais également la loi du 25 novembre 1960 (créant l'alinéa 2 de l'article 330 du code pénal) qui a doublé la peine minimum pour outrage public à la pudeur lorsqu'il s'agissait de rapports homosexuels (cette loi a été supprimée par la loi du 23 décembre 1980). L'article 331 a été cependant bien plus important que l'article 330, non seulement par sa durée (40 ans pour l'article 331, 20 ans pour l'article 330), mais également par sa valeur symbolique (les débats rédigés, les discours et les manifestations politiques autour de l'article 331 ont tous été bien plus nombreux que ceux autour de l'article 330)

La loi du 30 décembre 2004 instaure la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE). «Seront pénalisées de façon quasi semblables les provocations à la haine ou à la discrimination, l'insulte ou la diffamation, concernant le racisme, l'homophobie le sexisme, et l'handiphobie… Les associations de plus de 5 ans d'existence déclarée pourront se porter partie civile aux côtés des victimes». La loi du 30 décembre 2004 concernait les propos publics (dans les médias audiovisuels : presse, livres, télévision)  ; mais les autres, l'agression verbale dans la rue ou sur le lieu de travail restaient peu punies. Par le décret du 25 mars 2005[19], ces types d'agressions non publiques font l'objet d'une contravention nettement plus sévère qu'une simple insulte (concerne aussi les propos sexistes et handiphobes).

Le point de vue religieux

Article détaillé : Homosexualité dans les religions.

Comme la sexualité hétérosexuelle hors-mariage, l'homosexualité est rejetée par la majorité des religions.

Judaïsme

Article détaillé : Homosexualité dans le Judaïsme.

Fondatrice des monothéistes qui reprendront cette condamnation, la religion juive rejette l'homosexualité masculine. Le silence absolu de la Torah sur l'homosexualité féminine ne veut en rien dire qu'elle soit reconnue favorablement.

Le Judaïsme libéral accepte l'homosexualité, y compris pour les rabbins dans le cas du Judaïsme libéral américain. En France, le Beit Haverim milite dans le sens d'une prise en compte de l'homosexualité dans la communauté juive française.

Christianisme

Article détaillé : Homosexualité dans le christianisme.

La Bible est particulièrement explicite en ce qui concerne la condamnation de l'homosexualité : «tu ne coucheras pas avec un homme comme tu couches avec une femme, car c'est une abomination». Certains chrétiens ne lisent pas nécessairement la Bible de façon littérale et font le choix de trouver une interprétation «libérale» à cette injonction.

La pratique sexuelle hors des liens du mariage[20] est a priori reconnue comme un péché. Il faut noter néenmoins que le débat sur l'homosexualité engagé depuis une trentaine d'années dans l'ensemble des Églises chrétiennes différencie désormais l'attirance émotive, amoureuse ou érotique envers des personnes du même sexe (appelée «homophilie ») de la pratique homosexuelle elle-même, condamnée aux termes de ce qui a été mentionné ci-dessus. Le présupposé de cette attitude est que l'homosexualité serait une tendance "tentatrice" contre laquelle l'homme est nommé à lutter, comme on lui demande aussi d'autres "mauvaise instincts" (les péchés capitaux) .

La vision mormone de l'homosexualité n'est pas particulièrement éloignée de la position de l'Église catholique romaine : appel à la reconnaissance et l'acceptation des croyants homosexuels mais les mormons éprouvant des penchants homosexuels ne peuvent rester au sein de l'Église, à condition qu'ils s'abstiennent de relations sexuelles.

«Même les bêtes ne s'abaissent pas à de pareilles pratiques», dit le primat anglican Peter Akinola[21], ce qui est d'ailleurs faux.

L'une des premières associations homosexuelles en France était une association de jeunes croyants et pratiquants catholiques, au nom controversé[22], David et Jonathan, en référence à deux personnages de la Bible.

Islam

Article détaillé : Islam et homosexualité.

L'islam respectant les traditions (sunnite ou chiite) condamne particulièrement sévèrement l'homosexualité par le biais de la charia, puisque la sodomie peut entraîner la peine de mort dans certains pays.

Cependant, il existe des associations libérales comme The Inner Circle qui militent pour les droits des homosexuels musulmans dans l'islam, ils proclament même le droit au mariage, comme Amina Wadud.

L'imam sud-africain Muhsin Hendricks, qui dirige une petite communauté de musulmans homosexuels au Cap, dit que Dieu comprend les personnes qui ne sont pas attirées par le sexe opposé.

Bouddhisme

Article détaillé : Bouddhisme et homosexualité.

Le bouddhisme enjoint à la maitrise des sens. L'homosexualité n'est par conséquent pas blâmée comme telle, la «conduite sexuelle éthique» enjoint à l'ascétisme et l'idéal le plus élevé du bouddhisme est l'absence complète de toute activité sexuelle.

Le bouddhisme a le plus souvent comme attitude de respecter les cultures et les religions d'autrui. Ce qui implique que les idées défendues par les bouddhistes peuvent différer d'une culture à l'autre et qu'on trouve des auteurs bouddhistes qui condamnent l'homosexualité. Dans un entretien le quatorzième Dalaï Lama, Tenzin Gyatso, considère l'homosexualité comme une «mauvaise conduite sexuelle»[23]. Après les protestations de la communauté homosexuelle américaine, essentiellement, il a déclaré : «seuls le respect et l'attention à l'autre devaient gouverner la relation d'un couple qu'il soit hétérosexuel ou homosexuel». Il indique en outre que tout acte sexuel ne visant pas la procréation n'est pas acceptable du point de vue du bouddhisme tibétain gelugpa (fellation, sodomie, et même la masturbation) [24]

Hindouisme

Le plaisir dans l'hindouisme n'est pas perçu comme un mal, c'est un don de Dieu.

Dans la mythologie, le dieu de l'amour ou désir, Kâma, est la source de la création. Les Kâmasûtra exposent les moyens d'exalter les sens et d'épanouir la vie de couple sans le moindre tabou. Grâce aux plaisirs, le champ de connaissance s'élargit : l'acte d'amour en étant le paroxysme où l'homme et la femme ne se distinguent plus que dans le couple et recréent l'unité divine. Le Kâmasûtra est un ouvrage qui traite ainsi des règles de conduite donnant la possibilité le succès dans l'amour (comme l'Artha-shastra conseille sur les moyens d'enrichissement), car l'hindouisme considère qu'il n'est pas d'homme vivant en ce monde qui ne désire un autre être humain, ou qui ne désire s'enrichir (sauf s'il choisit de mener une vie d'ascète, de sâdhou). Cependant, la société hindoue reste particulièrement conservatrice et le thème n'est pas encore particulièrement abordé[24]

Statistiques

La part d'individus homosexuels dans la population humaine est une question épineuse, car les deux camps (à savoir : les adversaires et les défenseurs des droits des homosexuels) sont infailliblement tentés de considérer les chiffres comme une manipulation par conséquent qu'ils sont produits par les uns ou les autres. Les définitions servant à créer de telles catégories statistiques sont moins simples qu'il n'y paraît. Comment en effet caractériser ce qui n'est pas une catégorie biologique ou ethnique ?

La plupart des études reposent sur des enquêtes effectuées avec questionnaires, ce qui est un premier biais, de nombreuses personnes refusant de répondre, qu'elles soient ou non homosexuelles. Entre ensuite en ligne de compte la pratique individuelle à partir de laquelle une personne va être classée comme homosexuelle ou non. Aussi, le niveau de tolérance de l'environnement culturel et familial peut soit inhiber la personne, soit l'encourager. Enfin, dans la société d'aujourd'hui, il n'est pas aisé de parler de son homosexualité à l'enquêteur.

Ces facteurs expliquent les divergences dans l'appréciation du nombre d'individus homosexuels dans une population donnée : selon les statistiques et les études réalisées, pour la majorité exclusivement dans les pays occidentaux, l'estimation du nombre d'homosexuels va ainsi d'une hypothèse basse allant de 5 % à 10 % à une hypothèse haute allant de 10 % à 30 %[25] de la population. Il est par conséquent complexe de connaître plus exactement ce nombre. Ce qui par contre est l'objet d'un consensus, c'est le caractère remarquablement constant et structurel du phénomène.

Nous possédons peu d'études servant à connaître avec exactitude les orientations sexuelles de la population. Aux États-Unis, les enquêtes menées par Alfred Kinsey au tournant des années 1950 ont permis de constater que homosexualité et hétérosexualité ne sont pas deux orientations sexuelles et amoureuses exclusives. Elles forment plutôt les pôles d'un même continuum de l'orientation sexuelle. À partir de deux études sur le comportement sexuel des américains effectuées auprès de quelque 5 300 hommes (en 1948) et de 8 000 femmes (en 1953), Kinsey a conçu une échelle portant sur la diversité des orientations sexuelles.

Banalisation

Dans plusieurs pays, principalement occidentaux, l'homosexualité est assez reconnue comme une forme "banale" de sexualité n'ayant pas à faire l'objet de stigmatisation spécifique, d'où la reconnaissance officielle de la possibilité de mariage homosexuel. Ceci dit, même dans les pays acceptant ces unions, les sondages reflètent un certain désaccord social sur le bien-fondé de cette institution[26]

Certains affirment[27] que l'homosexualité correspond à une tendance naturelle chez l'être humain, même hétérosexuel, à être attiré par des individus de même sexe. L'expression de cette attirance serait un facteur important de l'équilibre du comportement sexuel. Les comportements homosexuels observés (tout comme les comportements hétérosexuels) chez nombre d'enfants et d'adolescents formeraient aussi une étape principale de la différenciation sexuelle et de l'émergence du sentiment d'appartenance au sexe féminin ou masculin.

Cependant, les individus d'une même société ne pensent pas fréquemment de la même manière, et même si la législation change dans certains pays, on peut toujours observer des actes homophobes, allant de la simple réflexion au meurtre en passant par les injures ou la stigmatisation[28].

De plus, même dans les pays où l'homosexualité est assez banalisée, l'ensemble des homosexuels ne vivent pas nécessairement bien leur homosexualité, et leurs proches ne l'acceptent pas nécessairement. [29]

Panorama du Village gai de Montréal, l'un des quartiers gays le plus étendu au monde (2 km de long)

Marketing

Le couple homosexuel est devenu une cible spécifique du marketing dans les pays occidentaux : le comportement public de certains gays a inspiré la publicité. En cela, le marketing a intégré un certain nombre de clichés gay.

Ainsi, des opérateurs touristiques se sont spécialisés dans le «tourisme gay», des marques de vêtements, de lessives ou de voitures affichent des couples gays dans leurs campagnes publicitaires. Dans les années 1990, on a vu apparaître chez les spécialistes du marketing communautaire des expressions telles que *DINK (double income, no kids) * - double revenu, pas d'enfants - ou encore *pink dollar*, pour parler du commerce ciblé sur les gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels.

Science

Les recherches menées sur nombre d'animaux ont révélé que la majorité des espèces présentent des comportements sexuels orientés vers le même sexe. Bruce Baghemil répertorie plus de 450 espèces pratiquant l'homosexualité[30]. Pour le Professeur Thierry Lodé de l'université de Rennes 1, [31] «toutes les conduites sexuelles existent dans la nature» quoique les comportements exclusifs restent plutôt rares, l'évolution privilégiant la diversité des comportements sexuels.

Des expériences sur des jumeaux n'amènent que des statistiques peu concluantes; si un jumeau est homosexuel, son jumeau homozygote aura à peu près 33% de chance de l'être aussi et les jumeaux hétérozygote ont une proportion bien plus faible de l'être l'ensemble des deux [32]. Une étude plus récente, faite à l'Université de Lausanne en Suisse sur des mouches génétiquement modifiées «en réduisant le taux de glutamate hors des neurones qui déterminent le comportement homosexuel», a démontré que cette carence entraînait une désinhibition des orientations sexuelles et que celles-ci étaient réversibles. Cependant selon le responsable de cette étude, Dr Yæl Grosjean, «l'homosexualité n'est pas fixée» [33].

En Occident

Encore aujourd'hui, les homosexuels subissent fréquemment une discrimination, appelée souvent homophobie, quelquefois particulièrement lourde, au point que l'une des causes de suicide chez les jeunes de 15 à 34 ans est la souffrance ressentie à cause de l'exclusion due à l'homosexualité [34]. Un jeune homosexuel aurait entre quatre et sept fois plus de risque d'attenter à sa vie qu'un jeune hétérosexuel, chiffre à augmenter de 40% pour les jeunes filles.

Le terme d'homophobie forme un comportement ou une pensée à rapprocher de notions telles que racisme, sexisme, antisémitisme, et désignant une discrimination ou une forme de violence fondée sur l'appartenance à un groupe. Les agressions homophobes vont ainsi de l'injure à la barbarie, ou alors au meurtre (en France, voir surtout l'immolation criminelle de Sébastien Nouchet par ses voisins en 2004 ; aux États-Unis, la torture ayant entraîné la mort de Matthew Shepard en 1998 dans le Wyoming).

Il est aussi notable que dans le vocabulaire des insultes, celles-ci sont fréquemment misogynes ou homophobes.

Encore il y a peu, les femmes homosexuelles étaient quelquefois excisées aux États-Unis, ce qui était censé les guérir.

Le rejet violent de l'homosexualité (et/ou des homosexuels) par les sociétés vient parfois, mais rarement actuellement, d'un amalgame entre l'homosexualité, la pédérastie et , par extension, la pédophilie.

Il est aussi à l'origine de l'argument de «l'homosexuel détruisant le modèle familial classique», et par raccourci la famille tout court, ce qui conduit par là même au rejet du mariage homosexuel et de la reconnaissance juridique de l'homoparentalité. L'homosexuel n'étant en effet aucunement stérile, il y a de fait des enfants élevés par des couples homosexuels. Ces enfants sont les fruits d'adoptions (dans certains pays, l'adoption par les personnes isolées est légale tandis que l'adoption par des couples homosexuels reste interdite, c'est le cas de la France), des différentes méthodes de procréation médicale assistée, quelquefois d'une insémination artisanale (l'autorisation d'insémination artificielle est limitée aux cas de stérilité en France), ou tout simplement d'une relation hétérosexuelle antérieure.

Enfin il explique le rapprochement entre les communautés homosexuelles et transsexuelles, quoique l'identité de genre n'ait aucun rapport avec l'orientation sexuelle.

À l'initiative de Louis-Georges Tin, auteur du Dictionnaire de l'homophobie, le 17 mai est désormais la date de la journée mondiale de lutte contre l'homophobie. Cette date a été choisie pour célébrer l'anniversaire du retrait de l'homosexualité des maladies mentales par l'Organisation mondiale de la santé en 1990. La première édition de cette journée a eu lieu en 2005 et a été relayée dans 40 pays différents.

Dans le reste du monde

Législation sur l'homosexualité      Pas d'informations Homosexualité légale      Mariage reconnu      Autre type d'engagement reconnu      Mariage à l'étranger reconnu      Pas de reconnaissance des couples homosexuels Homosexualité illégale      Peine minimale      Peine importante      Prison à vie      Peine de mort

On peut distinguer la notion d'homophobie dans la majorité des sociétés occidentales des politiques et pratiques de répression, ou alors de persécution, de l'homosexualité qui a cours dans bien des régions du monde. Les actes homosexuels sont toujours passibles de peine de mort dans six pays aujourd'hui : Arabie saoudite, Iran, Nigeria, Mauritanie, Soudan et Yémen. Ces législations sont effectivement appliquées. Ils sont aussi condamnés par des châtiments physiques, mais aussi des peines d'emprisonnements dans plus de 27 pays par le monde. L'homosexualité est illégale dans plus de 100 pays dans le monde, et les homosexuels s'exposent à des procès systématiques .

En Arabie saoudite

En Arabie saoudite, tout acte de sodomie commis par un non-musulman avec un musulman est passible de la lapidation[35], [36].

À Cuba

À Cuba, le gouvernement castriste mit en place dès 1965 des Unidades Militaries para el Aumento de la Producción (UMAP) [37] ou «unités militaires d'appui à la production»[38]. Selon les détracteurs du gouvernement, ils auraient accueilli tous ceux qui ne se comportaient pas comme le voulait le régime, parmi eux, les homosexuels[39]. Selon Mariela Castro, fille du président et militante pour les droits LGBT, il s'agissait de ceux qui étaient dispensés de service militaire, dont les objecteurs de conscience et les homosexuels[40]. Rapidement connus pour leurs traitements inhumains, l'indignation du milieu artistique poussa Fidel Castro à fermer ces établissement en 1967, estimant qu'ils ne remplissaient pas les objectifs révolutionnaires, mais d'autres moins dures prirent leur place[39]. Actuellement, Cuba fait partie des pays les plus tolérants envers les homosexuels, selon Marcel Hatch, militant LGBT[41]. Il affirme que la Révolution cubaine, qu'il soutient, apporta un progrès significatif pour la libération sexuelle.

En Inde

Suite à un jugement du 02 juillet 2009 de la Haute Cour de Delhi, depuis ce jour, l'homosexualité n'est plus un crime s'il est appliqué (dans les rapports sexuels et dans les sentiments) si les deux personnes sont adultes et consentantes annulant l'ancienne législation "Article 377 du Code Pénal" issu de la Colonisation Britannique

Selon le droit Indien, chaque Etat est Indépendant en matière judiciaire comparé aux autres, et cette décision ne s'applique qu'à Delhi[42].

En Iran

En Iran, la loi condamne les homosexuels et les lesbiennes à la flagellation et leur exécution dans le cas de trois récidives[43].

Au Sénégal

Au Sénégal, les actes homosexuels sont passibles de cinq ans de prison et d'une amende de 100 000 à 1 500 000 francs CFA, selon le Code pénal sénégalais[44].

Déclaration de Montréal sur les droits humains des LGBT

Martina Navrátilová et Mark Tewksbury lisent la Déclaration de Montréal lors de l'ouverture des Outgames le 29 juillet 2006 au Stade olympique de Montréal

Les participants de la Conférence mondiale sur les droits humains des LGBT de Montréal, qui s'est tenue dans le cadre des premiers Outgames mondiaux 2006, rédigent puis rendent publique, le 29 juillet 2006, la déclaration de Montréal sur les droits humains des LGBT. Elle est diffusée auprès de l'Organisation des Nations unies et des gouvernements nationaux pour mobiliser leur appui au respect des droits LGBT.

La Déclaration de Montréal[45] fait le point sur les droits des LGBT dans le monde généralement et dans le monde du sport surtout. Elle dénonce le double discours de l'Organisation des Nations unies qui n'applique pas suffisamment aux homosexuels la Déclaration universelle des droits de l'homme. Plusieurs droits fondamentaux, y compris à la vie, sont bafoués dans plusieurs pays membres de l'ONU, où l'homosexualité est criminalisée.

La déclaration de Montréal interpelle aussi les gouvernements du monde et les grandes religions. Les premiers parce qu'ils ne garantissent pas aux homosexuels le droit de se marier entre eux et les secondes parce qu'elles n'appliquent pas leurs principes de tolérance envers les homosexuels. Cette vision est cependant contestable, puisque on demande à des religions ancestrales de faire fi d'interdits absolus. Cette intolérance et les tabous entourant la question nuisent, selon la Déclaration de Montréal, à la lutte contre le sida.

Plus de 1 500 délégués ont traversé le globe pour participer à cette Conférence et y discuter dans les différents ateliers et plénières, où plusieurs experts internationaux ont pris la parole dont L'honorable Louise Arbour, haute-commissaire aux droits de l'homme de l'Organisation des Nations unies et Martina Navrátilová, la joueuse de tennis de renommée mondiale. [46]

Les Zapotèques

Les membres de cette ethnie de l'État d'Oaxaca, au Mexique, sont connus pour leur tolérance vis-à-vis de certaines formes d'homosexualité masculine. En effet, les hommes ayant un «cœur de femme» (désignés sous le terme de muche) sont socialement acceptés comme un genre supplémentaire. Du fait que la virginité des femmes avant le mariage est reconnue comme indispensable, il n'est pas rare de voir des jeunes hommes former des couples avec des muche, qui sont fréquemment reconnus comme des personnes de compagnie agréable. Ces couples sont cependant le plus souvent éphémères, les couples hétérosexuels étant la norme pour la formation du noyau familial. Cependant, la grande tolérance des Zapotèques pour les muche contraste avec le Mexique, ainsi, il n'est pas rare de voir des muche immigrer en pays zapotèque pour y vivre plus sereinement.

L'homosexualité en Corée du Nord

Le gouvernement nord-coréen affirme tolérer l'homosexualité, tout en rejetant de nombreux aspects de la culture et en particulier du marketing gay comme marqués par la société de consommation.

«À cause des traditions culturelles coréennes, il n'est pas d'usage que des personnes, quelle que soit leur orientation sexuelle, expriment publiquement leurs sentiments. Comme pays favorable à la science et au rationalisme, la République populaire démocratique de Corée (RPDC) reconnaît que énormément de personnes naissent homosexuelles, qu'il s'agit d'un caractère génétique, et elle les traite avec le respect auquel elles ont droit. Les homosexuels en RPDC n'ont jamais été réprimés, au contraire de énormément d'États capitalistes dans le monde. Néanmoins, les Nord-Coréens accordent une grande importance à l'harmonie sociale ainsi qu'à la morale. C'est pourquoi la RPDC rejette de nombreux aspects de la culture populaire gay en Occident, que énormément perçoivent comme marquée par la société de consommation, la division de la société en classes et la promiscuité»
    — site officiel du gouvernement nord-coréen

Références

  1. «De nombreuses études ont montré que [la pédophilie] implique le plus fréquemment des hommes qui abusent sexuellement de filles, et nettement moins de garçons.» Marina Castañeda, Comprendre l'homosexualité, Paris, Robert Laffont, collection Pocket n°11002, 1999, chapitre 5, "L'homophobie intériorisée", page 166.
  2. (en) Barbara Wilkins, «Dr. Judd Marmor : Straight Talk on Homosexuals», dans People, vol.  2, no 2, 8 juillet 1974 [texte intégral (page consultée le 23 juin 2008) ] :

    «Clinically, I define the homosexual as one who is motivated in adult life by a preferential erotic attraction to members of the same sex and who usually, but not necessarily, engages in overt sexual relations with members of that sex.»

     
  3. Sous l'influence de Michel Foucault, Histoire de la sexualité 1, la volonté de savoir, Paris, Gallimard, 1976, des historiens comme Jeffrey Weeks, Coming Out : Homosexual Politics in Britain from the Nineteenth Century to the Present, Londres, Quartet Books, 1977, ou David Halperin, Cent ans d'homosexualité, EPEL, 2000. Voir aussi Edward Stein (dir. ), Forms of Desire, Sexual Orientation and the Social Constructionist Controversy, New York, Routledge, 1992.
  4. En premier lieu John Boswell, «Revolutions, Universals, and Sexual Categories», dans Hidden from History : Reclaiming the Gay and Lesbian Past, New York, Penguin Books, 1990, et plus récemment Rictor Norton, The Myth of the Modern Homosexual : Queer History and the Search for Cultural Unity, Londres, Cassell, 1997.
  5. Gay Warriors, by Burg, B. R., et al. ; New York : New York University Press, 2002. ISBN 0-8147-9886-1
  6. Lois édictées le 26 octobre 1260 à Orléans
  7. Les homophiles dans les camps d'Hitler de Bert Micha (B. M. "Die Runde")
  8. Lloyd Eden Keays, La persécution de groupes minoritaires sous le régime nazi, Université Laval, 1996, pp 6, 15-16. (http ://www. keays. ca/etude/index. html)
  9. BUISSON Patrick, "1940-1945 Années érotiques" Tome I, Albin Michel, 2008, p. 281-282 : Il serait connu comme "la grande Marcelle"
  10. en décembre 1990 pour cette dernière http ://davidetjonathan. free. fr/articles. php?lng=fr&pg=48
  11. «Des ultranationalistes menacent la Gay pride» dans Le Nouvel Obs web, 22/05/2006
  12. Article sur GayClic
  13. (fr) Véronique Soule, «L'omertà sur l'homophobie à l'école est toujours présente», Libération. Consulté le 20 avril 2009
  14. ab Michæl Sibalis, "Tantes" et "Jésus", la police des homosexuels sous le second empire in Dans les secrets de la police, éditions l'Iconoclaste 2008 (ISBN 9782913366206)
  15. Journal officiel, 6 août 1942
  16. Journal officiel, 8 février 1945
  17. Journal officiel, 5 août 1982
  18. Extrait du discours de Robert Badinter à l'Assemblée Nationale, le 20 décembre 1981.
  19. publié au Journal officiel de la République française le 29 mars 2005.
  20. Dans le protestantisme, il n'existe pas de «mariage religieux». Les mariés prennent Dieu à témoin lors de leur engagement au mariage, et l'officiant (le pasteur) béni le mariage, et ne le réalise pas selon certains groupes. L'expression «mariage religieux» est prise pour désigner la célébration au temple.
  21. And during the buildup to the U. S. Episcopal Church's controversial ordination of Gene Robinson as the bishop of New Hampshire, [Peter Akinola] announced, "I cannot think of how a man in his senses would be having a sexual relationship with another man. Even in the world of animals, dogs, cows, lions, we don't hear of such things. " [1]
  22. (fr) David et Jonathan étaient-ils vraiment homosexuels ?, Dix vierges. Consulté le 26 octobre 2007
  23. (fr) Dalaï Lama : non à la mode bouddhiste, 31 décembre 2000, Tibet. info. Mis en ligne le 6 janvier 2001, consulté le 26 octobre 2007
  24. ab Homosexualité et Religions - Buddhachannel : le portail du bouddhisme, de la santé et du bien-être dans le monde
  25. Lire à ce titre les Rapports Kinsey ( (en) ) qui spécifient que 37 % des hommes recensés ont eu «au moins une expérience homosexuelle» et 11, 6 % se définissent ou sont définis comme bisexuels.
  26. Sondage pour Métro le 28 janvier 2008Article sur GayClicl
  27. Homosexualité et évolution
  28. A titre d'exemple, l'association française SOS Homophobie a reçu en 2006 1332 témoignages d'homophobie (agressions, insultes, discriminations... ) au niveau national, et a été informée de trois agressions physiques par semaine. Ces chiffres ne reflètent qu'une petite partie des cas qui se produisent en France, car nombre de victimes ne se signalent pas aux associations et ne portent pas plainte. Communiqué de SOS Homophobie paru le 15 mai 2007 (site de SOS Homophobie consulté le 15 décembre 2007)
  29. L'Enquête Presse Gay 2004 de l'Institut de Veille Sanitaire (en France) révèle que 34% des homosexuels interrogés n'ont pas parlé de leur homosexualité à leur père, que 10% à peu près des parents des homosexuels interrogés rejettent l'homosexualité de leur fils. Cette enquête indique aussi que les homosexuels masculins auraient 5 fois plus de risques qu'un hétérosexuel de commettre une tentative de suicide, risques toujours plus importants chez les plus jeunes. (voir pages 59 et 64).
  30. Bruce Baghemil, "Biological Exuberance : animal homosexuality", Stonewall Inn Editions, 2005.
  31. Thierry Lodé, "La guerre des sexes chez les animaux" Eds Odile Jacob, 2007.
  32. [http ://www. narth. com/docs/concluded. html What Has Been Concluded From 1000 Recent Articles On Homosexuality?
  33. Génétique : L'homosexualité étudiée via les mouches - Sciences
  34. Homosexualité et suicide, d'Éric Verdier et Jean-Marie Firdion, H&O éditions, Paris, 2003
  35. Anne Chemin, «Mobilisation mondiale contre la pénalisation de l'homosexualité», 17.5.2009. Consulté le 5.6.2009
  36. (en) [pdf]Daniel Ottosson, «State-sponsored Homophobia», mai 2008, Mondial Lesbian and Gay Association (ILGA), p.  33. Consulté le 19.6.2009
  37. (en) Sandhya Rajendra Shukla, Sandhya Shukla, Heidi Tinsman, Imagining our Americas : toward a transnational frame, Duke University Press, 2007, 413 p. (ISBN 0822339617) , p.  264 
  38. Françoise Moulin-Civil, Sylvie Bouffartigue, Jean Lamore, Lydie Royer, Cuba 1959-2006 : Révolution dans la culture, Culture dans la Révolution, L'Harmattan, 2008, 280 p. (ISBN 2296067700) , p.  187 
  39. ab (en) Julie Marie Bunck, Fidel Castro and the quest for a revolutionary culture in Cuba, Penn State Press, 1994, 237 p. (ISBN 0271010878) , p.  135 
  40. Interview de Mariela Castro par le journal argentin Clarin, novembre 2007
  41. Les gays à Cuba, et l'école de falsification de Hollywood, Leonardo Hechavarria et Marcel Hatch, novembre 2005
  42. Inde : l'homosexualité n'est pas un crime, selon un tribunal, article paru dans tetu. com le 2 juillet 2009, consulté le même jour.
  43. (en) Islamic Penal Code of Iran sur Iran Human Rights Documentation Center, 28 novembre 1991, p.  5-6. Consulté le 27 octobre 2007
  44. Elh Saidou Nourou Dia, «SÉNÉGAL • Il faut dépénaliser l'homosexualité !», Wal Fadjri, paru dans Courrier mondial du 12-02-2008, [lire en ligne]
  45. http ://www. a2mediagroup. com/?c=126&a=8965
  46. More Light Presbyterians - More Light Montreal : Mondial Conference on LGBT Human Rights, and the First World Outgames

Revendications

Répression

Sous-cultures

Mouvements militants et associations

Divers

Bibliographie

  • Robert Aldrich (dir. ) (trad. Pierre Saint-Jean, Paul Lepic), Une Histoire de l'homosexualité, «Gay Life and Culture : A World history», Seuil, Paris, 2006 (ISBN 2-02-088135-7)
  • Didier Godard, Histoire des sodomites, 4 tomes, H&O, 2001-2005 :
    • 1. Deux hommes sur un cheval. L'homosexualité masculine au Moyen Âge, 2003
    • 2. L'Autre Faust. L'homosexualité masculine au cours de la Renaissance, 2001
    • 3. Le Goût de Monsieur. L'homosexualité masculine au XVIIe siècle, 2002
    • 4. L'Amour philosophique. L'homosexualité masculine au siècle des Lumières, 2005
  • Jonathan Ned Katz, L'invention de l'hétérosexualité, EPEL, Paris, 2001. Éd. originale : The invention of Heterosexuality, Plume / Pinguin Books USA, New York, 1996. Trad. Michel Oliva et Catherine Thévenet. (ISBN 2-908855-51-8)
  • Daniel Guérin, Homosexualité et révolution, Cahiers du vent du ch'min, n° 4, 1983.

Liens externes

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