Femme

Une femme est un individu de sexe féminin de l'espèce humaine par opposition à l'homme, individu de sexe masculin. Son anatomie permet le développement d'un fœtus humain et la naissance de l'enfant.


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Définitions :

  • Être humain adulte de sexe féminin; Conjointe par les liens du mariage; Celle qui est nubile (source : fr.wiktionary)
Dessin d'une femme tel qu'il figure sur Pioneer 11

Une femme est un individu de sexe féminin de l'espèce humaine par opposition à l'homme, individu de sexe masculin. Son anatomie permet le développement d'un fœtus humain et la naissance de l'enfant.

Biologie et anatomie

La Baigneuse, peinture de William Bouguereau, 1870

La femme est la femelle de l'espèce humaine. Le sexe est déterminé par l'absence de chromosome Y humain et par conséquent par extrapolation par le chromosome X humain, féminin dans le cas d'une paire de chromosomes XX, tandis que le sexe masculin est déterminé par les chromosomes sexuels XY. Les femmes et les hommes ont normalement des productions hormonales différenciées et les hormones typiques de la femme sont les œstrogènes et la progestérone. Les appareils génitaux changent notablement. Des différences sexuelles secondaires apparaissent au cours de la puberté, comme les seins, la taille de l'individu, l'Indice de masse corporel, la pilosité, ou la forme du squelette : largeur des hanches, des épaules. Le fonctionnement même du cerveau changerait selon le sexe de l'individu selon la psychologue américaine Doreen Kimura[1] mais cela concernerait seulement les régions qui contrôlent la reproduction sexuée selon la neurobiologiste française Catherine Vidal [2].

Certains chercheurs estiment en 2007 que l'infériorité physique des femmes comparé aux hommes en termes de taille, de poids, de force, pourrait ne pas être une donnée biologique originelle, mais «une différence construite» due à «une pression de sélection» imposée par l'homme pour reprendre les termes de l'anthropologue française Françoise Héritier en 2007. [3].

Plus exactement, selon Françoise Héritier, «L'alimentation des femmes a toujours été sujette à des interdits. Surtout dans les périodes où elles auraient eu besoin d'avoir un surplus de protéines, car enceintes ou allaitantes - - je pense à l'Inde, à des sociétés africaines ou amérindiennes. Elles puisent par conséquent beaucoup dans leur organisme sans que celà soit compensé par une nourriture convenable ; les produits «bons», la viande, le gras, etc. étant réservés prioritairement aux hommes. (.. ) Cette «pression de sélection» qui dure probablement depuis la naissance de Néandertal, il y a 750 000 ans, a entraîné des transformations physiques. A découlé de celà le fait de privilégier les hommes grands et les femmes petites pour arriver à des écarts de taille et de corpulence entre hommes et femmes.»[3].

La place des femmes dans les sociétés

Article détaillé : Condition féminine.

Définitions culturelles

C'est à partir de la prise de conscience de l'inégalité de condition et de statut social entre les hommes et les femmes au XXe siècle, que s'est développée l'étude de la place des femmes dans les différentes cultures et époques. Les mouvements féministes ont combattu les inégalités de droits et de statuts entre les hommes et les femmes. Plusieurs chercheurs[Qui ?] ont tenté, surtout à partir des années 1970, de lutter contre ce qu'ils percevaient comme un biais sexiste des sciences sociales, par exemple en histoire et ont montré l'absence des femmes comme objet d'étude.

Le problème de la condition des femmes dans la société, jugée inéquitable et injuste par les féministes, a été un des thèmes de réflexion les plus étudiés au XXe siècle et l'actualité lui a quelquefois donné une place prépondérante dans le débat civil et politique, comme pendant les événements de mai 68 en France. La place des femmes est aujourd'hui un enjeu politique et d'actualité important, comme par exemple au Québec, où la Fédération des femmes du Québec initia la Marche mondiale des Femmes en l'an 2000.

Sociétés respectant les traditions

Article connexe : Anthropologie politique.

En Grèce
Article détaillé : Place des femmes en Grèce antique.
Scène familiale de gynécée, lébès nuptial à figures rouges, v.  430 av. J. -C. , Musée national archéologique d'Athènes

Les filles, n'étant pas constituées à l'art de la guerre et ne pouvant par conséquent pas défendre la cité. Reconnues comme moins utiles que les garçons, elles étaient plus fréquemment exposées qu'eux, c'est-à-dire abandonnées dans la nature, ou vendues comme esclaves. Dans les cas où elles étaient élevées, elles bénéficiaient de moins de soins et d'attention. La misogynie est courante et les femmes sont éloignées de la vie intellectuelle de la cité. Sémonide d'Amorgos dit d'ailleurs que «c'est Zeus qui a créé le mal suprême : les femmes», faisant référence au mythe de Pandore.

On trouve, cependant, quelques exceptions, surtout chez les Pythagoriciens qui avaient en leur sein la mathématicienne, médecin et philosophe Théano.

Dans Lysistrata, une comédie de 411 av. J. -C. , Aristophane imagine les femmes faisant une «grève du sexe», pour raisonner leurs maris et établir la paix entre les cités : «Pour arrêter la guerre, refusez-vous à vos maris.»

À Rome
Article détaillé : Femme romaine.

À Rome, le statut civil de la femme est déterminé par son rôle comparé aux hommes :

  1. puella, virgo (jeune fille)  : la fille reçoit principalement une instruction domestique ; elle porte, comme le garçon, une bulle qu'elle abandonne le jour de son mariage ;
  2. uxor, conjux (épouse)  : les filles se marient à partir de 14 ans à peu près, puis de plus en plus tôt au cours des siècles (vers 12 ans à la fin de l'Empire romain d'occident)  ; la femme est reconnue comme une mineure qui passe par le mariage de l'autorité du père à celle de son mari ; il convient cependant de remarquer que ce statut est aussi celui de la majorité des hommes de la maison, soumis à l'autorité du patriarche ;
  3. matrona, materfamilias (mère de famille)  : comme mère, la femme est gardienne du foyer.

En Perse
Article détaillé : Femme iranienne.

La religion zoroastrienne affirme l'égalité entre hommes et femmes. Il y a peu de sources sur la place des femmes dans la perse antique mais les tablettes élamites retrouvées à Persépolis montrent cependant qu'elles travaillaient tout comme les hommes et recevaient le même salaire. A noter aussi que sous la dynastie sassanide deux femmes sont brièvement montées sur le trône.

Les femmes dans les sociétés industrielles

Article détaillé : Travail des femmes.
Logo sur la porte d'un placard à balais, Roissy terminal CDG1, 2008

Depuis le XIXème siècle[4] et jusqu'à actuellement, les professions se sont asexuées même si des différences subsistent et que les salaires ne sont pas les mêmes. Les femmes occupent surtout des emplois dans le secteur tertiaire (services), surtout dans des postes relationnels ou touchant aux fonctions domestiques (cuisine, ménage, soins, garde et éducation des enfants).

Les différences sociales entre homme et femme

Article détaillé : Inégalités homme-femme.

Habituellement, les femmes ont des fonctions différentes de celles des hommes au sein de la société.

  • économique : inégalité des hommes et des femmes devant les emplois, les femmes ne pouvant pas forcément travailler ou disposer de leur salaire sans l'accord du mari. Leurs salaires sont en moyenne plus faibles que ceux des hommes[5], mais cette différence ne tient pas compte des niveaux de formations ;
  • politique : prépondérance des hommes sur la scène politique [6];
  • famille : des droits et devoirs différents sont attribués habituellement à raison du genre. Le régime de l'adultère, du divorce ou d'un autre mode de séparation peut faciliter l'homme, surtout au divorce pour faute à la demande du mari du fait de l'absence d'héritier mâle ; certaines sociétés admettent aussi des sévices corporels à l'encontre des femmes, à la discrétion du mari ; la polygamie est presque toujours exclusivement masculine (un homme pour plusieurs femmes) [7].
  • sexualité : une activité sexuelle en-dehors du cadre institutionnalisé est bien plus mal vue que pour l'homme.

Certains auteurs tels que le médiéviste révolutionnaire Raoul Vaneigem identifient les sources de l'inégalité homme-femme dans les textes religieux [8]. Plus classiquement, les Chrétiens font remonter la spécificité de l'égalité entre hommes et femmes dans les pays occidentaux à leur enseignement religieux.

Conflit de lois

L'article 12 du Code Civil du 21 mars 1804 (30 ventôse an XII) prévoit : «L'étrangère qui aura épousé un Français suivra la condition de son mari». L'article 19 dispose : «Une femme française qui épousera un étranger suivra la condition de son mari».

Le Code Civil établit par conséquent la soumission du régime de la nationalité de l'épouse à celle du mari, ce jusque la loi du 10 août 1927. En ce qui concerne le régime de la filiation il suit à l'inverse le régime du pays de nationalité de la mère.

En politique

Les femmes ont acquis bien après les hommes un statut de citoyenne à part entière. Le droit de vote leur a été reconnu pour la première fois en 1869 dans le Wyoming, 1893 en Nouvelle-Zélande, en 1918 au Canada (au niveau fédéral, les provinces ayant déjà accordé le droit de vote au niveau provincial entre 1916 et 1922 mais uniquement en 1940 au Québec), 1919 en Allemagne et 1944 en France.

Avant même qu'elles n'obtiennent le droit de vote des femmes étaient actives politiquement, surtout les suffragettes, et au sein des mouvements socialistes (Flora Tristan, Clara Zetkin, Rosa Luxemburg, Alexandra Kollontaï).

Depuis les années 1960, le mouvement féministe a fortement contribué à faire inscrire dans le droit civil l'égalité homme femme. Et dans le domaine politique, la seconde moitié du XXe siècle a vu des femmes occuper des postes de premier plan, avec par exemple Golda Meir, premier ministre d'Israël, Margaret Thatcher, premier ministre du Royaume-Uni, Angela Merkel devenue chancelière ou Tarja Halonen, présidente de Finlande. Elles restent cependant beaucoup minoritaires dans les différentes instances du pouvoir.

N. B.  : il y a actuellement 195 États reconnus par l'Organisation des Nations unies.

Femmes et sport

Martina Hingis (Miami 2007)

Certaines disciplines sportives, comme les sports de ballons, sont organisées sans mixité. Pour les disciplines pratiquées à la fois par des hommes et par des femmes, la règle courante consiste à comparer les performances des femmes exclusivement entre elles. Dans la majorité des compétitions mixtes, telles que le marathon, où les hommes et les femmes sont ensemble, les organisateurs appliquent cette règle de comparaison entre hommes d'un côté et entre femmes d'un autre. Les disciplines qui ne réservent aux femmes aucune catégorie spécifique et , par conséquent où la performance de chacun est comparée sans distinction "homme/femme", sont peu nombreuses ; la majorité des sports hippiques, la course automobile et la voile appartiennent à ce dernier type de discipline.

Dans le sport professionnel, les salaires et les primes des femmes sont le plus fréquemment inférieurs a ceux des hommes : le sport masculin étant plus diffusé dans les médias et suscitant par conséquent plus de revenus. Le football et le cyclisme sont des exemples frappants. Les principales disciplines qui comptent des femmes comme athlètes de renommée mondiale sont l'athlétisme, la gymnastique, la natation, le tennis et la voile.

Dans le monde échiquéen, des prix spéciaux sont fréquemment attribués aux femmes ; Quelquefois, les catégories sont différentes, ou bien les joueurs/joueuses sont ensemble mais les classements sont différents. Ceci est dû à une volonté d'encourager la participation féminine dans une activité notoirement masculine, encouragement dont les effets ont pu être constatés. Cependant ce dispositif de récompenses est fréquemment compris comme s'adaptant à une différence de capacités entre hommes et femmes (et peut-être quelquefois adopté pour ce motif). L'unique mesure en faveur de la mixité qui n'encourt pas ce dangereux sous-entendu est le quota : une équipe de division trois ou plus doit présenter au moins une femme. Si cette femme est le plus fréquemment au dernier échiquier, c'est dû à la faible population de joueuses laquelle induit une faible population de fortes joueuses. Mais ici encore, ce fait est fréquemment perçu comme le signe de la supériorité des capacités masculines.

Voir aussi : Le sport au féminin

Femmes et développement

Les femmes sont généralement plus durement touchées que les hommes par les problèmes de développement. Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) mesure cela avec deux indices composites de développement humain :

  • l'ISDH, indicateur sexo-spécifique de développement humain ;
  • l'IPF, indicateur de la participation des femmes.

Voir l'article : Indicateur de développement humain.

Dans son rapport[9] paru en 2005 sur l'état de la population mondial, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) dresse une liste de chiffres montrant l'inégalité dont font l'objet les femmes comparé aux hommes dans le monde. Parmi tous ces chiffres, on peut noter celui du nombre de femmes analphabètes, 600 millions, soit le double de celui des hommes.

De plus, toutes catégories confondues, il faut appliquer aux femmes en matière de travail la règle des 2/3-1/3 : elles effectuent à peu près les deux-tiers du travail (en tenant compte du travail domestique) dans le monde mais ne reçoivent que le tiers des salaires.

Femmes et guerre

De nombreuses femmes dans le monde sont victimes de la guerre : victimes de la violence, déplacées, détenues, veuves, scindées de leurs proches.

Si la guerre et la violence, actuellement, n'épargnent personne, elles touchent les hommes, les femmes, les garçons et les filles de façons différentes[10]. On assiste aujourd'hui à un plus grand nombre de conflits armés internes opposant des groupes ethniques, religieux ou politiques qui s'affrontent pour la maîtrise de ressources, de territoires ou de populations. Que la violence soit interne ou transfrontalière, cependant, les civils se retrouvent que trop fréquemment dans la ligne de tir, soit parce qu'ils sont directement pris pour cible, soit parce que la proximité des combats les met en péril.

L'impact de la guerre sur les femmes dépend en grande partie de la mesure dans laquelle leur sécurité personnelle est touchée, des moyens qu'elles ont pour assurer leur survie et celle de leur famille, des éventuelles blessures ou pertes qu'elles subissent et , en pareil cas, de la manière dont elles en sont affectées. Leur sort résulte aussi, fréquemment, de ce qui est arrivé aux hommes de la famille.

La protection des femmes en temps de guerre est consacrée par le droit mondial humanitaire (DIH) [11], qui lie autant les États que les groupes d'opposition armés. Cette branche du droit, dont les quatre Conventions de Genève de 1949 et leurs deux Protocoles additionnels de 1977, protège les femmes comme personnes civiles et que combattantes capturées ou blessées. Nombre de ses règles relèvent du droit coutumier et ont par conséquent force obligatoire pour les parties à un conflit que celles-ci aient ratifié ou non les traités pertinents.

Notes et références

  1. Cerveau d'homme, cerveau de femme, de Doreen Kimura (Odile Jacob, 2001)
  2. Pour en finir avec quelques préjugés
  3. ab Françoise Héritier (Collège de France), in libération 10 avril 2007, supplément Femmes et pouvoir, page S6
  4. Paul Lafargue, la question de la femme, 1904
  5. Les inégalités de salaires entre hommes et femmes en France
  6. Libération La femme pas encore un homme politique
  7. Elle n'existe que dans quelques rares sociétés comme les Guanches aux îles Canaries, mais aussi dans des peuples minoritaires ou aux faibles effectifs (comme au Mali). Voir les articles Polygamie et Polyandrie
  8. (fr) [1], atheisme. org, consulté le 14 janvier 2009
  9. Rapport de 2005 du Fonds des Nations unies pour la population
  10. (fr) http ://www. cicr. org/web/fre/sitefre0. nsf/htmlall/women Les femmes et la guerre
  11. (fr) http ://www. cicr. org/web/fre/sitefre0. nsf/htmlall/section_ihl_women_and_war Les femmes, la guerre et le droit mondial humanitaire

Bibliographie

Liens externes

Recherche sur Amazone (livres) :



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