Chasteté

La chasteté fait référence à un comportement sexuel jugé acceptable selon les normes éthiques d'une culture, civilisation ou religion donnée.


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Pratique sexuelle - Religion et sexualité

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Allégorie de la chasteté
Tableau de Hans Memling.

La chasteté fait référence à un comportement sexuel jugé acceptable selon les normes éthiques d'une culture, civilisation ou religion donnée.

Étymologie

Le mot chasteté vient du latin «castus», dont le contraire est «incastus», d'où provient le mot «incestueux».

Monde occidental contemporain

Dans le monde occidental, la chasteté est fréquemment associée à l'abstinence sexuelle, surtout l'abstinence avant le mariage à cause de l'interdit de ces dernières dans les religions dominantes de ce groupe culturel. Le terme prend aussi un sens spécifique dans le cas des religieux.

Dans l'Antiquité

Dans la Rome antique, la valeur de la chasteté a été débattue à la fois dans le cas de l'homosexualité et dans le cas de l'hétérosexualité. Surtout, Socrate défendait des relations pédagogiques et chastes entre hommes adultes et jeunes hommes, par opposition à la pédérastie, qui était commune. Platon, en transmettant les enseignements de Socrate, est devenu l'éponyme de ce genre de chasteté, connue actuellement sous le nom d'amour platonique.

Religions abrahamiques

Dans le contexte éthique juif, chrétien ou musulman, les actes de nature sexuelle sont réservés au mariage. Ainsi, pour les personnes non mariées, la chasteté est identifiée à l'abstinence sexuelle. Dans le contexte du mariage, les époux s'engagent à une relation pour la vie excluant les relations intimes avec d'autres personnes. La chasteté implique alors la fidélité et fréquemment une intention de procréer. Certaines pratiques sexuelles peuvent ne pas être reconnues comme chastes.

Ainsi, dans le cas de l'Église catholique, les pratiques sexuelles à l'intérieur du mariage sont reconnues comme chastes, mais l'usage de moyens de contraception ne l'est pas, car ils sont perçus comme contraires à la volonté divine. À l'inverse, les Églises anglicanes autorisent cet usage, percevant la réduction de la taille de la famille comme non obligatoirement contraire à la volonté divine. Les Shakers enfin interdisent le mariage et voient ainsi toute relation sexuelle comme contraire à la chasteté. Dans le cas des ecclésiastiques de tradition chrétienne, la chasteté peut impliquer l'abstinence sexuelle. C'est le cas pour les moines et pour les prêtres catholiques. Par contre, les pasteurs de tradition protestante, toutes tendances confondues, les prêtres de tradition anglicane et les popes de tradition orthodoxe peuvent contracter un mariage.

Église catholique romaine

La chasteté consiste en une sexualité ordonnée, maitrisée et qui recherche en premier lieu le bien de l'autre, comme personne, c'est-à-dire fin propre ou sujet et non moyen ou objet. La chasteté est par conséquent éminemment le signe et l'expression du respect du à la dignité de l'autre. En ce sens, la chasteté est l'unique mode vrai et authentique d'une relation véritablement humaine et épanouie. Sans la chasteté, une relation humaine - quelle qu'elle soit - n'est pas pleinement humaine. La chasteté est une vertu : elle n'est par conséquent pas en premier lieu un code de loi ou une norme morale mais plutôt une qualification, une qualité de l'agir humain. La chasteté en soi n'existe pas mais se découvre dans les gestes qu'une personne pose. Ainsi, la chasteté est une école de croissance dans l'humanité. Foncièrement, la chasteté autorise la sexualité humaine de retrouver sa dimension joyeuse, libre, ouverte, spontanée et dynamique.

La chasteté ne doit pas être confondue avec la continence, qui veut dire «abstention de relations sexuelles». Même, l'abstinence peut ne pas être chaste. [1]

Le Catéchisme de l'Église Catholique décrit et , en un certain sens, définit ainsi la chasteté : «La chasteté veut dire l'intégration réussie de la sexualité dans la personne et par là l'unité intérieure de l'homme dans son être corporel et spirituel.»[2]

Ainsi, la chasteté pour une personne célibataire est une sexualité exprimée non activement (c'est-à-dire en termes de génitalité) mais qui s'exprime à travers l'amitié, l'énergie donnée dans certains projets.

Pour une personne mariée, la chasteté implique la fidélité et renforce une attention à l'autre à travers des gestes adaptés, une écoute plus forte de l'autre et une attention à ce que l'unique recherche de plaisir physique n'occulte pas la tendresse, le dialogue et l'écoute mutuelle.

Dans l'antiquité, les chrétiens hérétiques niaient la réalité de la chair de Jésus-Christ et agissaient en conséquence. Or, Ignace d'Antioche est particulièrement clair sur ce point : pour accéder au corps de Dieu, c'est-à-dire l'Eucharistie, il faut imiter la même chasteté de Jésus.

Voici un extrait de la Lettre de saint Ignace aux Philadelphiens[3] : «Certains ont voulu me tromper selon la chair, mais on ne trompe pas l'Esprit, qui vient de Dieu. Car parce que je prévoyais la division de quelques-uns, il m'est témoin Celui pour qui je suis enchaîné que je ne le savais pas d'une chair d'homme. C'est l'Esprit qui me l'annonçait en disant : " Ne faites rien sans l'évêque, gardez votre chair comme le temple de Dieu (cf. 1Co 3, 16 1Co 6, 19), aimez l'union, fuyez les divisions, soyez les imitateurs de Jésus-Christ, comme lui aussi l'est de son Père».

La chasteté peut être définie par un ensemble de pratiques qui incluent, sans s'y limiter, la continence. Ainsi, on parle de chasteté même dans le mariage : fidélité à l'autre, principe même du mariage mais également par moment, périodes d'abstinence sexuelle, reconnues comme des moyens de nourrir un amour non exclusivement physique.

Concernant la sexualité, l'enseignement de l'Église recommande de rechercher "l'amour véritable" entre les humains c'est-à-dire vouloir pour les autres ce qui est bien pour eux, ce qui renforce l'amour conjugal, et ce qui anoblit l'âme et le corps.

L'Église considère que "la sexualité sans amour est un mensonge" (Jean-Paul II). Une relation sexuelle vécue sans amour, crée une rupture entre ce que n'éprouve pas le cœur et ce que manifeste néenmoins le corps. Cette situation n'est pas équilibrante pour l'être humain et l'empêche de réaliser cette " intégration réussie de la sexualité dans la personne et par là l'unité intérieure de l'homme dans son être corporel et spirituel" qu'est la chasteté.

À partir de ce principe, elle recommande le mariage vécu dans la fidélité et la volonté de prendre les moyens d'aimer, qui selon elle , répond seul à la demande profonde d'amour dans la durée qu'éprouve tout être humain. La question du préservatif n'a par conséquent pas à se poser pour l'Église catholique romaine. Cependant, dans les cas où effectivement l'acte sexuel est vécu soit hors mariage soit avec un partenaire malade, l'Église admet l'usage d'un préservatif "pour ne pas ajouter une faute à une erreur. "

Cette position est dûe aux respects à la fois du commandement "Tu ne tueras pas" et de l'injonction de l'Evangile "tu aimeras ton prochain comme toi-même"; elle ne forme en aucun cas une permission à la sexualité hors mariage, avec amour ou non pourvu qu'on utilise un préservatif.

Elle ne s'applique donc :

Résumé de manuscrits sur la Chasteté

Simon-Auguste Tissot (1728-1797) publia un traité sur l'onanisme, qui donne des remèdes médicaux pour vaincre les tentations. Il rencontra un grand succès et soixante-trois éditions entre 1760 et 1905. Il donnait une grande variété de conseils : le sommeil, prendre du vin avant de dormir, entre autres il recommande de ne pas rester trop longtemps au lit une fois réveillé, et l'exercice ; il recommande la ceinture de chasteté, mais par contre il déplore les saignées.

Le Dr. Apportéer citait énormément Saint-François de Sales qui recommandait aux membres des communautés religieuses de dormir sous surveillance, les mains en dehors des couvertures et abolir les chambres privées. Il citait aussi «La chasteté est le lis des vertus et , dès cette vie, elle nous rend presque identiques aux anges. Rien n'est beau que par la pureté et la pureté des hommes c'est la chasteté.» [4]

Le Dr. Apportéer, dans son Traité des maladies causé par l'onanisme (1875), utilisa l'ouvrage de Tissot comme livre de référence. Apportéer rédigé que tout instinct qu'on ne nourrit pas fini par s'éteindre, que l'onanisme n'est qu'une mauvaise habitude et qu'une fois réglées, les pulsions arrivaient particulièrement rarement. Comme Tissot, le Dr. Apportéer recommandait le camphre comme étant reconnu comme un anti-aphrodisiaque puissant.

Notes

  1. Un chartreux, Le bonheur d'être chaste, Presses de la Renaissance, 2004
  2. Catéchisme de l'Église catholique, 3ème partie, 2ème section, article 6, titre II La vocation à la chasteté [1]
  3. On la trouvera ici.
  4. [2].

Liens externes

Textes explicatifs de la chasteté selon diverses traditions religieuses.

Église catholique

Église mormone

Référence des manuscrits bibliographiques
  • Simon-Auguste Tissot. L'onanisme, Paris : Garnier frères, 1905 Consultation sur le site de la BNF
  • Dr H. Apportéer. L'Onanisme, causes, dangers et inconvénients pour les individus, la famille et la société : remèdes / Paris, 1875.
  • G. Hoornært. Le combat de la pureté : à ceux qui ont vingt ans/ Bruxelles, 1876

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