Bacchanales

Les bacchanales étaient des fêtes religieuses célébrées dans l'Antiquité.


Catégories :

Culte importé à Rome - Fête religieuse romaine - Pratique sexuelle en groupe - Pratique sexuelle - Fête de mars

La jeunesse de Bacchus, peinture orgiaque de William Bouguereau (1884)

Les bacchanales étaient des fêtes religieuses célébrées dans l'Antiquité.

Liées aux mystères dionysiaques, elles se tenaient en l'honneur de Dionysos-Bacchus, dieu du vin, de l'ivresse et des débordements, surtout sexuels.

Les Bacchantes étant la représentation grecque des vampires d'aujourd'hui, les bacchanales avait pour but de protéger la population en amadouant ces Bacchantes par plusieurs manifestations et représentations cérémoniales et théâtrales.

Origine et évolution

Inspirées des anciennes fêtes dionysiaques grecques, les cérémonies des bacchanales furent introduites en Italie vers -300, où se mêlant à d'autres coutumes surtout Étrusques.

A l'origine ces fêtes étaient célébrées en secret parmi les femmes, les 16 et 17 mars.

Ces fêtes eurent lieu ensuite trois fois par an sous le contrôle de matrones respectables. Elles devinrent publiques et étaient célébrées dans toute la Grande-Grèce, en Égypte et essentiellement à Rome. Ces fêtes, qui duraient à peu près 3 à 5 jours selon la région, étaient avant tout axées sur des représentations théâtrales jouant le rôle de cérémonie religieuse.

Elles servirent bientôt de prétexte aux désordres les plus extravagants car elles évoluèrent en fêtes orgiaques nocturnes de plus en plus habituelles (jusqu'à 5 fois par mois ?) qui eurent fréquemment mauvaise réputation, du fait de l'ivresse publique et des licences sexuelles qu'elles provoquaient.


Les bacchanales à Rome

Les Romains se méfiaient de ce culte orgiastique semant le désordre (Rome vit toujours dans les cultes à mystères, strict le secret de la part des mystes, un risque pour l'État).

Les hommes y feignaient des fureurs sacrées, les femmes déguisées en bacchantes couraient au Tibre avec des torches. La secte des initiés fut bientôt si nombreuse qu'elle formait presque un peuple (jam prope populum dit Tite-Live). Elle comptait parmi ses membres des hommes et des femmes de haut rang.

On décida de ne plus admettre aux cérémonies que des jeunes gens âgés de moins de vingt ans, instruments plus dociles lors des orgies initiatiques.

Affaire des bacchanales

Une courtisane appelée Hispala Fecenia révéla le secret de ces pratiques à un jeune homme qu'elle aimait, Publius Æbutius, pour le protéger de sa propre mère qui voulait l'initier aux mystères de Bacchus.

Suivant les conseils de Hispala, Publius refusa de se faire initier aux mystères. Il fut alors chassé par sa mère et par le mari de celle-ci. Il alla se réfugier chez une de ses tantes qui lui conseilla de parler de cette histoire au consul Postumius.

Le consul décida de mener une enquête secrète. Le sénat s'émut et on craignit que la secte ne cachât un complot contre la République. Le sénat chargea les consuls d'informer extragénéralement contre les Bacchanales et les sacrifices nocturnes, de promettre des récompenses aux délateurs et d'interdire les rassemblements des initiés.

Le «scandale des Bacchanales» (en 186 av. J. -C. ) conduisit à une répression du culte où 7000 personnes à peu près furent condamnées à mort. Une prophétesse de Campanie avait organisé avec ses adeptes une forme d'escroquerie généralisée ayant entraîné des assassinats pour extorsion. On interrogea les ministres de ce culte ; la plupart d'adeptes furent suppliciés, emprisonnés ou bannis. On évalue à 7 000 le nombre de ces conjurés. Un sénatus-consulte (décidé entre autres par Matthæus Ægyptius) interdit ce culte durant près d'un siècle et demi. Il fut à nouveau autorisé par César.

Le carnaval est un héritage des bacchanales, des saturnales et des lupercales des Anciens.


Bibliographie
  • Bacchanales. Actes des colloques Dionysos de Montpellier (1996-1998). Textes réunis par Pierre Sauzeau. Montpellier : Publications de l'Université Paul Valéry, 2000, 300 p. (ISBN 2-84269-382-5)  ; Cahiers du GITA''nº 13 (ISSN 0295-9900).
  • J. M. Pailler, Les Bacchanales, du scandale exemplaire à l'improbable affaire in, L. Boltanski et alii éd., Affaires, scandales et grandes causes, Paris, Stock, pp. 41-57.

Lien externe

Recherche sur Google Images :



"Les bacchanales étaient des"

L'image ci-contre est extraite du site fig-st-die.education.fr

Il est possible que cette image soit réduite par rapport à l'originale. Elle est peut-être protégée par des droits d'auteur.

Voir l'image en taille réelle (600 x 438 - 38 ko - jpg)

Refaire la recherche sur Google Images

Recherche sur Amazone (livres) :



Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Bacchanales.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 06/08/2009.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu