Adultère

L'adultère est «le fait pour un époux d'avoir des relations sexuelles avec une personne autre que son conjoint».


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Page(s) en rapport avec ce sujet :

  • L'adultère est envisageable, mais une femme ne doit jamais avouer.... La fidélité est l'art de ne pratiquer l'adultère que par la pensée.... (source : evene)
  • Le simple adultère du mari, tandis qu'il est établi que la femme n'a... La fidélité se joue dans le temps alors que l'adultère est une affaire passagère.... (source : avocats)
Le supplice des adultères, de Jules-Arsène Garnier

L'adultère est «le fait pour un époux d'avoir des relations sexuelles avec une personne autre que son conjoint» (définition du Petit Larousse 2006).

Dans certains textes, le mot adultère sert à désigner n'importe quelle relation sexuelle hors mariage (donc par exemple entre célibataires), cependant, en français, le terme consacré pour ceci est fornication. La confusion est d'autant plus fréquente que dans les pays islamiques qui ont hérité de culture anglo-saxonne (Koweït, Arabie saoudite…), les textes locaux en anglais utilisent le mot adultery pour désigner à la fois adultère et fornication, et le terme français adultère est repris, par proximité, dans les textes français[1].

Histoire

Jusqu'en 1810, particulièrement peu de sociétés civiles semblent avoir criminalisé l'adultère masculin, la femme étant habituellement reconnue comme une ressource et le mariage, un échange de propriété contracté entre hommes (cf. Claude Lévi-Strauss). Sur le plan religieux par contre, l'adultère masculin est condamné dans le judaïsme et le christianisme L'islam, par contre, condamne et l'adultère masculin et celui féminin.

Statistiques actuelles

Il est complexe d'avoir des statistiques précises sur le pourcentage d'hommes et de femmes adultères. En effet, lors des sondages, les hommes ont tendance à exagérer et les femmes à minimiser le nombre de leurs relations adultérines.

Gérard Mermet indique[2] que les Français ont en moyenne, pour les hommes, 11, 3 partenaires dans leur vie, et pour les femmes 3, 4. Un sondage réalisé en 2005 établissait que 39 % des hommes et 25 % des femmes avaient trompés leur partenaire.

Le célèbre rapport Hite[3] indique qu'aux États-Unis, 70 % des femmes ayant plus de cinq ans de mariage déclarent avoir été infidèles au moins une fois, et 72 % des hommes.

Selon des études sur les groupes sanguins, confirmées par des tests de paternité résultant de l'étude de l'ADN, on estime qu'environ 4 % des enfants ne sont pas ceux du père de famille[4]. Évelyne Sullerot[5] donne une estimation qui se monte au double.

Comment sont évalués ces chiffres ? On sait par exemple que l'allèle yeux bleus est récessif devant yeux bruns. En d'autres termes deux parents aux yeux bleus n'auront jamais ensemble un enfant aux yeux bruns. En effectuant la péréquation sur la totalité de la population, et en faisant l'hypothèse que les femmes aux yeux bleus ne seraient pas davantage sujettes à l'adultère que celles aux yeux bruns, on obtient les chiffres en question.

Adultère, infidélité et aventures

Gérard Leleu, médecin psychothérapeute explique[6] que l'adultère est l'expression d'un manque dans le couple. Ses origines proviennent de besoins légitimes insatisfaits. Les raisons invoquées sont :

Le fait pour une personne d'avoir des relations sexuelles avec une personne autre que son conjoint, n'est pas forcément reconnu comme une violation du devoir de fidélité. L'un des conjoints peut en effet avoir des relations sexuelles avec une personne autre que son conjoint, tout en disant rester fidèle à son conjoint.

On accepte quelquefois actuellement qu'une femme puisse avoir des relations sexuelles avec un gigolo ou un homme avec une prostituée, sans que cela ne soit une violation du devoir de fidélité. Cela est expliqué dans de nombreux travaux de recherches et ouvrages, surtout :

Répression

L'adultère, comme violation du devoir de fidélité entre époux, a été et reste reconnu, dans de nombreuses civilisations, comme répréhensible.

Couple adultère exposé en public, Japon 1860
Non mœchaberis, Église de la Madeleine

Les amérindiens Illinois punissaient sévèrement l'adultère féminin : la victime avait le nez coupé, les cheveux arrachés ou subissait un viol collectif[12]. Les Athéniens de l'époque classique (Ve siècle av. J. -C. ) quant à eux, punissaient non seulement le couple adultère mais également tous ceux qui, au courant, n'avaient rien fait pour les dénoncer.

L'adultère est réprimé pénalement dans certains États. C'est surtout une infraction passible de la peine de mort par lapidation, à la fois pour les hommes et pour les femmes, dans les pays appliquant la loi islamique.

En France, l'adultère n'est plus une faute pénale depuis 1975, mais demeure une faute civile. Il reste cependant la première cause de divorce au titre de l'article 212 du Code civil français qui dispose que «les époux se doivent mutuellement fidélité». Le divorce sera prononcé quand l'infidélité de l'un des conjoints devient une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage, et rendant inacceptable le maintien de la vie commune.

Il faut noter aussi que jusqu'en 1975, le droit français faisait une discrimination vis-à-vis des enfants nés d'une relation adultérine : ces enfants (reconnus jusqu'ici comme "enfants naturels" tout comme eux conçus hors mariage) n'avaient pas les mêmes droits que les enfants nés d'une liaison légitime (dit : "enfants légitimes"). Les droits de l'enfant n'ayant rien à voir avec la situation conjugale de ses parents géniteurs, le législateur français a donné les mêmes droits à l'ensemble des enfants et supprimé depuis toute notion d'«enfant adultérin» dans le Code Civil, après l'ordonnance du 4 juillet 2005.

L'adultère comme facteur évolutif

Le professeur Geoffrey Miller salué par Richard Dawkins et des revues comme Nature et New Scientist, affirma[13] que l'adultère avait constitué un levier puissant d'évolution de l'espèce humaine. Sa démonstration est environ la suivante :

Le livre de Miller ne saurait se résumer à ce seul aspect anecdotique, mais c'était l'unique concernant l'adultère, et comme on s'en doute celui qui a causé le plus de scandale à l'époque.

La fidélité vue par les écrivains

Notes et références

  1. Certains aspects de la vie privée sont reconnus comme des délits de mœurs (adultère, homosexualité…). Ceux-ci sont lourdement punis. in Ministère des affaires étrangères, Conseils aux voyageurs, Arabie saoudite [lire en ligne]
  2. Francoscopie : pour comprendre les Français (page 136 de l'édition 1999)
  3. Rapport Hite sur les femmes et l'amour (Stock 1987)
  4. Un père sur 25 élèverait l'enfant d'un autre sans le savoir de B. Ricard-Châtelain
  5. Quels pères, quels fils ? (mai 1992)
  6. La fidélité et le couple (septembre 1999)
  7. La Vie sexuelle de Catherine M. (avril 2001)
  8. La Vie sexuelle en France (Editions de la Martinière, mars 2002)
  9. Fidèle, pas fidèle ? Enquête sans tabou sur l'infidélité féminine (Leduc. S Editions, février 2004)
  10. Amants ou maîtresses actuellement, par séduction, amour, manque, appétit sexuel… Qui sont-ils ? (juin 2004)
  11. Libertin (e) actuellement : Mélangistes, échangistes, bisexuels, qui sont-ils ? (mai 2004)
  12. Havard Gilles, Vidal Cécile, Histoire de l'Amérique française (Flammarion 2003, page 326).
  13. The mating mind (ISBN 0-099-28824-9)

Bibliographie
  • Consulter sur cette page de la librairie en ligne Liber. fr une bibliographie d'essais et de fictions consacrée à l'adultère.

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